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A Vukovar, durement meurtrie pendant la guerre en Croatie entre 1991 et 1995, l’arrestation de Goran Hadzic est vécu comme un véritable soulagement.

Son nom résonne encore et toujours en écho au massacre de l’hôpital de la ville.

En novembre 1991, 264 croates et autres non-serbes ont été exécutés dans cet établissement où ils s‘étaient réfugiés. Exécutées par les forces serbes après avoir été battus et torturés.

La justice internationale accuse Goran Hadzic d’avoir participé à “une entreprise criminelle commune dont l’objectif était de chasser à jamais les croates et tout individu non-serbe de la République serbe de Krajina”.

Pour ceux qui ont vécu ce massacre, c’est le moment de vérité à l’image de cette femme :

“Je suis très heureuse de son arrestation. L’heure était venue. Il doit dire tout ce qu’il sait et nous serions aussi heureux qu’il dise où sont les dépouilles de nos chers disparus”.

Ce vétéran se réjouit également de cette arrestation. “Tous les vétérans de Vukovar saluent son interpellation. Hadzic a commis le pire massacre en Croatie durant cette guerre. Nous sommes respectueux de ceux qui ont survécu, nous honorons la mémoire de nos morts et tous nous attendons le procès de Hadzic après des années de fuite”.

Bombardé dès le début de la guerre, les habitants de Vukovar avaient fui la ville en masse. Les victimes de son hôpital restent à jamais gravées dans toutes les mémoires.

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