DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Fusillade d'Utoeya: "c'était comme le pire film d'horreur"

Vous lisez:

Fusillade d'Utoeya: "c'était comme le pire film d'horreur"

Taille du texte Aa Aa

Les témoignages sur la fusillade d’Utoya continuent d’affluer en Norvège. Notamment ceux des blessés. Ils racontent les scènes d’horreur qu’ils ont vécues vendredi. La jeune Ingvild Stensrud, blessée à la jambe, est marquée à vie. “Après une très forte salve de tirs, il a tiré petit à petit et cherchait des mouvements. Il cherchait des gens qui étaient encore en vie. Il y avait une fille qui était allongée au-dessus de moi et qui me couvrait presqu’entièrement. J‘étais déjà touchée à la jambe. Je suis restée complètement immobile et j’attendais que ce soit fini.Je l’ai entendu recharger son arme. Ca a été le pire moment de ma vie”.

“C‘était l’enfer sur l‘île. C‘était comme le pire film d’horreur que vous n’aillez jamais vu, sauf que vous êtes en plein dedans, a raconté Tarjei Jensen Bech.

Roald Linaker, lui, a perdu son fils qu’il décrit comme “un gros nounours avec un coeur aussi grand que sa taille, qui adorait les gens”.

“C’est très douloureux. Mon fils est parti. Je ne pensais pas qu’une telle chose allait se produire quand je lui ai parlé au téléphone et quand la fusillade de l’Utoyea a commencé. Je pensais que j’allais lui parler après. La dernière chose que j’ai entendu, c’est : papa, papa, il y a des tirs, je dois courir.”