DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Toujours en deuil, la Norvège veut éviter un nouveau drame en renforçant sa sécurité

Vous lisez:

Toujours en deuil, la Norvège veut éviter un nouveau drame en renforçant sa sécurité

Taille du texte Aa Aa

76 visages, 76 vies fauchées par la violence meurtrière d’un homme. Bild rend hommage aux victimes des attaques d’Oslo vendredi dernier en consacrant une édition spéciale.

On y apprend notamment que la plus jeune des victimes sur l‘île d’Utoeya s’appelle Sharidyn. Elle était née en Nouvelle-Zélande mais elle a passé la plus grande partie de sa vie en Norvège.

Sharidyn et les autres victimes sont dans le coeur de tous les norvégiens qui poursuivent leur hommage avec des fleurs et des bougies.

Mais l’heure est aussi à l’après. Le premier ministre Jens Stoltenberg a assuré hier que le pays devait améliorer sa sécurité. “Il est important d’avoir une commission indépendante pour tirer les leçons des pires attaques en Norvège depuis la Seconde Guerre Mondiale. Nous avons décidé de baptisé cette commission “commission du 22 juillet”.

Une centaine de postes de policiers vont également être créés. Deux premières réponses aux critiques qui se multiplient sur la façon dont la police a géré ses attaques.

Le policier Jacob Bjertanaes a donné pour la première fois la version officielle d’un acteur de l’opération sur l‘île d’Utoeya qui a duré près d’une heure. Outre une panne moteur d’un bâteau de la police, ce sont les coups de feu incessants de Breivik qui marquent ce récit. “Nous avons couru vers la pointe sud, il était difficile d’avoir une bonne vue. Nous étions dans une zone boisée et soudain, le tireur est face à nous, les mains levées en l’air”.

Les enquêteurs se disent déroutés par la personnalité du tueur présumé qu’il qualifie de “personne maléfique vivant dans son propre monde”.

En attendant d’en connaître un peu plus ces attaques infernales, un milliardaire norvégien veut que l‘île d’Utoeya redevienne un paradis. Il a déjà fait un don de 600 000 euros et il commence à lever des fonds auprès de donateurs américains et britanniques.