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Victimes d'Utoeya : laisser passer le traumatisme naturellement


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Victimes d'Utoeya : laisser passer le traumatisme naturellement

Laisser le traumatisme passer naturellement, mais accompagner tout de même les victimes. C’est ainsi que les experts psychiatriques et les médecins norvégiens entendent aujourd’hui traiter les survivants du massacre de l‘île d’Utoeya.

Parmi elles, Adrian a pris une balle dans l‘épaule.

“Je veux y retourner. Je veux y retourner aussi vite que possible. Juste pour voir comment c’est là-bas maintenant. Je veux comparer le souvenir que j’en ai et comment c’est maintenant. C’est un endroit magnifique. Peut-être le plus bel endroit du monde, où des jeunes sont venus se rassembler pour discuter, changer la société, et en faire un meilleur cadre pour nous tous. Et je veux voir les lieux où j’ai été, là où j’ai essayé de me cacher ou m‘échapper. Je veux faire la paix avec l‘île à nouveau. Et laisser derrière moi ce qu’il s’est passé.”

Pour les sauveteurs de la Croix Rouge, qui ont secouru des survivants le jour-même, le travail n’est pas terminé. Car le traumatisme est lourd.

“Pour vous donner un exemple de l’atmosphère sur place, déclare l’un d’entre eux, je peux vous parler d’un de mes collègues qui essayait d’aider des gamins au bord de l’eau… les gamins l’ont vu, ont reculé, et lui ont demandé s’il allait les tuer… Voilà dans quel état se trouvaient ces jeunes”.

Un choc et une détresse qui va être longue à résorber, mais un processus qui doit se faire naturellement, selon les spécialistes.

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