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Les rapports entre l'armée et l'AKP ont toujours été tendus

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Les rapports entre l'armée et l'AKP ont toujours été tendus

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La tête de l’armée turque qui démissionne en masse. C’est une première dans un pays membre de l’Otan. Le chef d‘état-major turc ainsi que les commandants des armées de terre, air et mer ont claqué la porte. Un geste pour protester contre l’incarcération de 42 généraux et plusieurs dizaines d’officiers, soupçonnés d’avoir comploté contre le gouvernement.

Le président Gül a nommé l’actuel patron de la gendarmerie à la tête de l’armée de
terre turque. Pour mieux comprendre, nous avons joint au téléphone notre correspondant à Istanbul, Bora Bayraktar. Bora, comment expliquer cette situation ?

“Nous avons deux problèmes : le premier, c’est celui classique en Turquie, la lutte entre l’armée et l’administration civile. Et il y a aussi les critiques qui émergent a propos de l’armée et son futur, sa fonction et sa capacité à écraser le PKK, les séparatistes kurdes. L’armée a toujours eu des problèmes avec les gouvernements. Quand en 2002 l’AKP est arrivé au pouvoir il faisait partie d’un mouvement politique qui avait déjà eu des problèmes avec l’armée, c’est pour cela qu’il y a toujours eu des tiraillements entre eux.

Quand l’AKP a fait une avancée pour devenir plus civil, il a aussi limité le pouvoir de l’armée.

Après la mort de 14 soldats ces derniers jours, les généraux sont la cible de critiques. Actuellement, le gouvernement essaye de faire évoluer l’armée vers une armée professionnelle. Alors je suppose que la nouvelle direction de l’armée va être choisie pour permettre de faire cette révolution.