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Les rêves brisés des apprentis footballeurs

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Les rêves brisés des apprentis footballeurs

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Ils sont originaires de différents pays mais ont tous le même objectif: devenir footballeur professionnel. Sauf qu’arrivés en Europe, et notamment à Paris, leur rêve vire au cauchemar. Les agents verreux qui ont les ont fait venir moyennant 5.000 euros s‘évanouissent dans la nature, comme le raconte ce jeune ivoirien, Adama Bamba.

Adama Bamba: “Il m’a laissé tomber. Je n’ai plus aucun contact avec lui. Je ne sais pas où il vit. C’est un Portugais en fait, et il m’a dit qu’il connaissait des gens en France. C’est pour cela que je suis venu en France”.

Les apprentis footballeurs se retrouvent alors sans clubs, sans papiers et sans ressources. Pour garder la forme, certains s’entraînent sous la houlette de l’ancien international camerounais Stéphane Akongo.

Stéphane Akongo: “Bien sûr, c’est un trafic, et on n’est pas loin de l’esclavage puisque le mec prend le joueur, prend l’argent, et quand le joueur arrive ici, il l’abandonne”.

Des cas loin d‘être isolés puisque l’association Foot Solidaire a recensé 1.200 plaintes depuis 2006. Chaque année, plus de 10.000 jeunes quittent l’Afrique ou l’Asie du Sud-Est pour venir en France dans l’espoir d’y décrocher un contrat avec un club professionnel.