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Depuis le début des émeutes en Grande-Bretagne, nombreux sont ceux qui ont condamné la violence et les pillages dans les principales villes britanniques.

De leur côté, pour justifier leurs actions, les casseurs, les pilleurs, évoquent la pauvreté, le chômage et un ras-le-bol d’une vie au quotidien trop difficile.

A Londres, trois d’entre eux ont accepté de parler, face caméra mais le visage caché pour ne pas être identifiés.

Questions simples. Qu’ont-ils volé et pourquoi ?

“J’ai fait ça seulement pour aider ma famille. J’ai pris quelques trucs pour mon fils et aussi pour moi, comme des vêtements, des baskets. Je lui ai pris des couches, du talc, des articles de puériculture”.

“J’ai des télés, des plasmas aussi, consoles PS3, PC portables etc. C’est vraiment bien de ne payer pour rien. Tout était gratuit. A la revente il y en a pour près de 2000 euros. En deux jours, une semaine, c’est bien, c’est un bon salaire.”

Ces jeunes Britanniques énumèrent un à un leurs trésors, sans regret aucun sur la façon dont ils les ont obtenus. C’est même plutôt l’excitation qui prime.

“Je vais bien. C’est une journée normale pour moi. C’est normal, ce n’est rien”.

“Quand je regarde mon plasma, c’est comme Noël avant l’heure!”

Le chômage chez les 16-24 ans dépasse les 20%, contre un taux global de 7,9% en Grande Bretagne. Les jeunes des banlieues anglaises se sentent désemparés, privés d’avenir.

“Chaque fois que je sors chercher du travail, je m’habille bien, le mieux que je peux. Je demande même à ma mère de m’acheter une nouvelle paire de baskets ou de chaussures, des chaussures de ville. Je sors, mon cv à la main, je parle le plus poliment possible, mais non, ils ne me regardent même pas. Alors évidemment, s’ils ne me remarquent pas quand je suis comme ça, et bien je dois bien opter pour une autre méthode”.

“A l’heure actuelle on dirait qu’il n’y a pas d’avenir pour les jeunes, c’est comme ça que je le vois. Parce que le gouvernement n’aide personne à part les riches. On ne fait pas tout ça simplement pour le plaisir de la chose, nous le faisons pour l’argent, pour survivre dans ce monde, mais tant que nous n’aurons pas obtenu un peu d’aide du gouvernement, ça ne s’arrêtera pas”.

Le calme semble revenir en Grande-Bretagne. Après quelques jours de violence, Londres a passé deux nuits consécutives plus paisibles.

L’heure est aux comptes. L’Association des Assureurs Britanniques a chiffré à plus de 220 millions d’euros le montant de la facture des émeutes.

Le gouvernement a annoncé la mise en place de mesures spécifiques pour régler la note. Pas de montant affiché pour le moment, seule certitude, c’est le contribuable britannique qui en fera les frais.

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