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Gouvernance européenne : politique monétaire commune contre politique budgétaire nationale

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Gouvernance européenne : politique monétaire commune contre politique budgétaire nationale

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Si les craintes concernant les problèmes d’endettement des gouvernements européens sont largement évoquées, celles sur le manque d’harmonie en matière de politique fiscale méritent d‘être soulignées.

Les 17 pays de la zone euro ont unifié leur politique monétaire, confiant le contrôle de la monnaie unique à la Banque centrale européenne.

Mais les pays ont continué à poursuivre leurs propres politiques budgétaires.

Interdiction d’avoir une dette publique supérieure à 60 % du PIB et un déficit public annuel supérieur à 3 % du PIB, ce sont les seuls critères définis dans le traité de Maastricht en 1991.

Mais la crise financière mondiale est passée par là. La dette de la plupart des Etats de la zone euro a bondi, y compris celle des principales économies de la région.

Pour assurer une discipline fiscale, l’idée de créer une institution européenne chargée de superviser les budgets et politiques fiscales des 17 est à l‘étude.

Pour le moment, les différends entre les dirigeants rendent la choses presque impossible même si la décision prise de renforcer le Fonds européen de stabilité financière (FESF) est considérée comme une avancée.

Les pays endettés, en particulier l’Italie, font pression pour que soient lancés les eurobonds. Ces derniers consisteraient à mutualiser la dette des 17 pays de la zone euro en émettant des obligations européennes qui seraient garanties par tous.

Mais les opposants aux eurobonds, au premier rang desquels l’Allemagne, craignent que, sans une institution européenne commune de supervision, les États périphériques continuent de dépenser et de creuser le déficit.

Reste que tous les gouvernements sont réticents à l’idée de céder le contrôle de leurs budgets nationaux. La situation est donc bloquée.

Les efforts de l’ensemble pour une meilleure coordination entre Etats et une gouvernance économique européenne restent limités. Et que les Etats endettés n’arrivent pas à avoir une approche commune cohérente ne rassure pas les marchés et ne règle pas non plus le problème de base, à savoir a dette et ses conséquences.