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Somalie : HRW accuse tous les belligérants

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Somalie : HRW accuse tous les belligérants

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Mogadiscio, et ses camps de déplacés qui enflent depuis 2 mois. La population est touchée par la sécheresse, mais aussi par la crise politique. Jusqu’au départ des shebabs, les insurgés islamistes, le 6 août dernier, les combats étaient quotidiens dans la capitale somalienne.

Des combats à l’arme lourde, en pleine rue, fauchant des milliers de civils, selon l’organisation de défense des droits de l’homme Human Wrights Watch, qui accuse aussi bien les shebabs que les troupes gouvernementales –

appuyées par 9000 soldats issus de la force de l’Union Africaine-, de violations du droit international.

“Human Rights Watch appelle toutes les parties à cesser immédiatement les abus contre les civils, et les tient pour responsables, de l’accès à l’aide et de la libertée de mouvement de ceux qui fuient le conflit et la sécheresse.”, a déclaré Neela Ghoshal, chercheuse chez HRW.

Mogadisco, défigurée par des mois de combats, est enfin devenue accessible aux humanitaires. Les commerçants aussi aimeraient y reprendre leurs droits. Mais au marché de Baraka, les rares stocks disponibles, comme ces sacs de maïs, proviennent de l’aide internationale.

“Depuis qu’on est là, je n’ai pas reçu d’aide alimentaire des agences de l’ONU,

témoigne cette femme somalienne qui vit dans un camp de déplacés.

Le peu de nourriture qu’on a est rackettée par les milices, et par des voyous qui se disent qu’on est faibles et vulnérables. S’il vous plait, aidez-nous!”

Alors que la hausse des cas de malnutrition, mais aussi de rougeole et de choléra génèrent l’inquiétude dans les camps de Mogadiscio, les somaliens continuent de fuir le pays. Vers le camp éthiopien de Liben, mais aussi, et surtout, vers Dadaab, gigantesque camp à la frontière kenyanne d’environ 400 000 personnes. La plupart sont des réfugiés somaliens.