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Suisse : des marques étrangères boycottées par les distributeurs

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Suisse : des marques étrangères boycottées par les distributeurs

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La quasi parité entre l’euro et le franc suisse pose de sérieux problèmes à l‘économie helvétique. Au point que les grandes surfaces de la confédération ont engagé un bras de fer avec les importateurs de la zone euro.

Basé à Bâle, le groupe Coop a décidé de boycotter toute une série de produits de marques étrangères, comme l’Italien Ferrero ou le Français L’Oréal, avec lesquels il n’a pas été possible de s’entendre sur une adaptation des prix.

“Il n’est pas acceptable qu’après des mois de négociations, il ne se passe toujours rien et que les fabricants de produits de marque internationale de la zone euro gardent pour eux seuls tout le bénéfice du taux de change, lance Jürg Peritz, directeur des achats chez Coop.”

Et les grandes surfaces ne sont pas seules à se plaindre de cette situation, car avec un franc fort, les consommateurs sont condamnés à mettre un peu plus la main à la poche. Les associations de défense tirent donc la sonnette d’alarme.

“Les prix en Suisse sont trop élevés. Les réactions des chaînes de supermarchés sont des signaux forts, mais c’est juste une façon de faire de la publicité. Nous avons besoin de mesures coordonnées à travers la chaîne d’approvisionnement et le soutien de la commission à la concurrence de l’UE, estime Sara Stalder, directrice de la Fondation pour la protection des consommateurs.”

Et pour lutter contre la flambée de la devise helvétique devenue valeur refuge au même titre que l’or, la Banque nationale suisse envisage de nouvelles mesures. Après avoir resserré ses taux directeurs il y a une semaine, elle réfléchit à une nouvelle intervention sur les marchés monétaires.