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Les dirigeants des deux plus grandes économies de la zone euro disent vouloir aller vers une plus forte intégration économique en Europe, ce n’est pas vraiment ce que le monde des affaires attendait.

Après une réunion de crise ce mardi à Paris, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé qu’ils feraient tout pour garder un euro et une union monétaire forts.

La France et l’Allemagne ont convenu de la tenue de réunions semestrielles avec les dirigeants de la zone euro et de la mise en place d’un gouvernement économique pour la zone euro avec un mandat de présidence de deux ans et demi.

Les dirigeants ont aussi proposé une harmonisation d’ici fin 2012 de l’assiette de l’impôt sur les sociétés. Paris et Berlin ont également décidé de mettre en place un impôt sur les sociétés commun à la France et à l’Allemagne.

Il y a enfin cette proposition franco-allemande de déposer dès le mois de septembre un projet européen de taxe sur les transactions financières.

Sur le terrain, les experts financiers sont sceptiques. Ils voient dans ces propositions plus de belles paroles de politiciens que de réelles actions tangibles. La mise en oeuvre de ces décisions va prendre des années. Il faudra du temps, mais le temps manque. La crise de la dette en cours à besoin, pour se solutionner, de mesures rapides et concrètes.

“A long terme, une gouvernance économique européenne pourrait être souhaitable, mais le chemin pour y parvenir est incroyablement long.

Il a fallu deux ans pour créer la Constitution européenne et ce processus serait encore plus long. Ce n’est pas une solution à court terme. Les marchés veulent savoir maintenant comment l’Italie, l’Espagne et d’autres pays instables peuvent être équilibrés”, explique Robert Halver de la Baader Bank.

Alors que le vent de panique a fait partir en fumée plus de 2500 milliards d’euros sur les marchés en seulement un mois, les investisseurs espéraient des actions beaucoup plus concrètes pour les rassurer. Mais les deux dirigeants n’ont pas donné le signal fort attendu pour améliorer le fond de sauvetage et ne sont pas arrivés à tomber d’accord concernant les eurosbonds.

Autant de mesures concrètes qui pourraient aider certaines économies en difficulté mais qui nuiraient aussi à des dirigeants dont la côte de popularité est déjà bien amochée. Des dirigeants dont les épaules sont déjà écrasées par une crise de la dette accentuée par une croissance léthargique voire nulle .

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