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Libye : quel avenir pour le CNT?

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Libye : quel avenir pour le CNT?

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Un drapeau aux couleurs de la Libye d’avant Kadhafi.

Des forces armées peu expérimentées, dont de simples citoyens viennent parfois grossir les rangs, et de solides appuis à l‘étranger.

Le Conseil National de Transition, le CNT, l’organe des rebelles, s’est formé 3 semaines après le début de la contestation, à Benghazi.

En moins de 6 mois, et appuyés par les bombardements aériens de l’OTAN, les insurgés livrent leur dernière bataille à Tripoli.

Porte drapeau politique des rebelles, le CNT rassemble plusieurs factions d’insurgés, mais aussi d’anciens caciques du régime.

Un ensemble hétéroclite où se mêlent les courants, les appartenances, tribales ou politiques. Les divisions aussi, plus récemment révélées par l’assassinat d’Abdel Fattah Younès, le chef d’Etat-major de la rébellion.

Sa mort fin juillet, non encore élucidée, a ravivé des tensions, et notamment tribales, qui ont fragilisé le CNT. Son Président Moustapha Abdeljalil a limogé dans la foulée la quinzaine de membres du bureau exécutif, bureau resté vacant depuis lors.

Certes légitime, reconnu par une trentaine gouvernements et soutenu par l’OTAN depuis la mi mars, le mouvement insurgé doit toutefois relever de nombreux défis pour défendre sa crédibilité.

Il ambitionne de construire un état démocratique. Mais les chantiers qui l’attendent, à commencer par celui de la sécurité, soit la mise en place de nouvelles institutions s’avère particulièrement ardu, si le CNT ne dépasse pas ses querelles internes.