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Libye : dans l'horreur d'Abou Salim

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Libye : dans l'horreur d'Abou Salim

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Notre envoyé-spécial à Tripoli a pu se rendre ce vendredi dans le quartier d’Abou Salim.

Les rues portent les stygmates des importants combats qui se sont déroulés la veille.

Mustafa Bag, euronews :

“Nous sommes dans le camp d’Abou Salim où se trouvaient des soldats de Kadhafi. Les affrontements ont duré toute la nuit. Des combattants étrangers, africains, ont perdu la vie. Vous pouvez voir ici encore les affaires des soldats qui se sont enfuis. Ceux qui n’ont pas pu s‘échapper ont péri ici même”.

Direction l’hôpital. Ici on fait avec les moyens du bord. Mais tous les blessés ne sont pas traités avec les même égards. Ainsi, les ressortissants sub-sahariens sont vus d’un mauvais oeil par le personnel médical. Pourquoi ? Il les soupçonne d‘être des mercenaires.

Mustafa Bag, euronews :

De quelle origine êtes vous ?

Homme blessé :

Je viens du Tchad

Mustafa Bag :

Comment arrivez-vous à tenir ici au milieu des cadavres ?

Homme blessé :

On tient le coup grâce à Allah. Merci aux médecins, que Dieu les bénisse. Ca ira mieux, petit à petit, inch’Allah.

Les pro-Kadhafi avaient pris le contrôle de l’hôpital, et de nombreuses personnes ont péri faute de soins.

Quelque 80 patients sont en cours d‘évacuation comme l’explique une personne de la Croix-Rouge :

“Les médecins de Abou Salim ont organisé le transfert des patients restants vers le centre médical de Tripoli. Le Comité International de la Croix Rouge est là pour aider au transfert de ces patients.

Mustafa Bag, euronews :

Y-a-t-il des mercenaires ou de soldats de Kadhafi parmi ces personnes déplacées ?

Croix-Rouge :

“Je n’ai aucune information à ce sujet. Merci”

Les centres médicaux de Tripoli sont débordés. Depuis l’arrivée des rebelles dans la capitale, les hôpitaux ont vu affluer un nombre croissant de cas graves. Et les deux camps se rejettent la faute.