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Les prisonniers de la célèbre prison d’Abou Salim à Tripoli ont été libérés il y a trois jours quand les rebelles ont investi le bâtiment. Parmi eux, un citoyen américain qui a passé plusieurs mois dans le confinement le plus total… Il revient aujourd’hui sur sa détention.

Mathew Van Dyke :

“J‘étais à Bréga, prenant des photos de la ville. Je me trouvais avec trois rebelles, dans un camion, et nous sommes tombés dans une embuscade.”

Le journaliste freelance de Baltimore a passé près de six mois en prison, sans que personne ne sache où il se trouvait, jusqu‘à la délivrance mercredi dernier :

“Ce fut une évasion, une grande évasion. Des détenus sont venus casser les verrous de ma cellule. Je pensais que c‘était des gardiens qui venaient pour m’exécuter, j’ai pensé que c‘était la fin. J’ai pensé qu’ils allaient me sortir, m’enrouler avec des pneus et y mettre le feu. Mais d’autres types habillés comme moi sont arrivés, ils m’ont dit que Kadhafi était fini. Je ne pouvais pas le croire.”

Mathew Van Dyke, qui a été plutôt bien traité, n’a eu aucun contact avec l’extérieur et a souffert d’un total isolement.

D’autres hommes emprisonnés pour leur opposition au régime libyen ont raconté qu’ils avaient été torturés dans cette prison d’Abou Salim.

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