DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La taxe de solidarité sur les riches sacrifiée sur l'autel de la politique en Italie

Vous lisez:

La taxe de solidarité sur les riches sacrifiée sur l'autel de la politique en Italie

Taille du texte Aa Aa

Silvio Berlusconi ne l’avait accepté qu‘à contre-coeur, étant lui même concerné en tant que 3ème fortune du pays. La taxe n’a pas résisté aux dissensions de son gouvernement. Après 7h de tractations dans la luxueuse villa du président du Conseil à Milan, les dés ont été jetés.

La taxe sur les hauts revenus ne concernera plus que les parlementaires. Le plan de rigueur de 45,5 milliards d’euros présenté en urgence le 12 août dernier par le ministre de l‘économie Giulio Tremonti a donc été modifié.

Un vrai recul alors que l’Italie est dans la ligne de mire des marchés qui pointent du doigt la situation fragile de ses finances publiques et son endettement massif. 48 milliards d’euros de rigueur avaient déjà été approuvés en juillet.

Cette cure d’austérité draconienne est dénoncée par les maires des grandes villes. Toutes tendances politiques confondues, ils ont manifesté à Milan pour réclamer plus d’efforts e l’Etat central.

Finalement, les pressions des élus locaux et celle de la Ligue du Nord, allié décisif pour la majorité de Berlusconi ont payé.

Le gouvernement a décidé de réduire le montant des économies réclamées aux collectivités locales. En contrepartie, il veut faire adopter une révision constitutionnelle pour diviser par deux le nombre de parlementaires et supprimer les provinces dont les compétences seront transférées aux régions.