DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Près de 60 pays se regroupent à Paris pour aider la "nouvelle" Libye

Vous lisez:

Près de 60 pays se regroupent à Paris pour aider la "nouvelle" Libye

Taille du texte Aa Aa

Les “amis de la Libye”, comme ils s’appellent eux-mêmes, sont de plus en plus nombreux. Le président français Nicolas Sarkozy a d’ailleurs voulu élargir le cercle. Il reçoit ce jeudi à Paris les représentants d’une soixantaine de pays, alors que seulement trente ont soutenu les frappes aériennes. La Russie et la Chine, notamment, montent dans le train à la dernière minute. Mais toute aide sera bonne pour la rébellion libyenne.

“Il faut aider le Conseil national de transition, a expliqué le chef de la diplomatie française Alain Juppé, car le pays est dévasté, la situation humanitaire est difficile, il y a un manque d’eau, d‘électricité, de carburant. La Libye est potentiellement un pays riche, elle a d’ailleurs des avoirs gelés qui étaient plus ou moins détournés par le précédent régime, et nous sommes en train de les dégeler. La France, par exemple, vient d’obtenir l’autorisation de verser 1,5 milliards d’euros au CNT pour qu’il puisse engager la reconstruction”

La Grande-Bretagne, aux côtés de la France pour lancer l’intervention militaire contre les forces de Kadhafi, met également la main à la poche. La Royal Air Force a livré l‘équivalent de 160 millions d’euros en dinars libyens à la direction des rebelles. Cet argent frais était bloqué dans une imprimerie à Londres. Mais le Conseil national de transition sait bien qu’on a rien sans rien. Le journal français Libération révèle ce jeudi qu’au début de la révolution, la rébellion a promis 35% du pétrole libyen à la France en échange de son soutien militaire.