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A Misrata, les premières victimes de la guerre sont les civils

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A Misrata, les premières victimes de la guerre sont les civils

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Les véritables victimes de la révolution libyenne, à Misrata, resteront les civils. Beaucoup d’habitants de la troisième ville du pays sont morts durant le siège mené par les forces pro-Kadhafi. Et ceux qui ont été blessés en garderont le traumatisme pendant longtemps. “Le nombre de blessés est d’environ 8 à 10.000, estime le Dr Sharef, directeur de l’hôpital de Misrata, et le nombre de morts d’environ un millier. En fait, cet hôpital est comme une polyclinique à l’origine, mais nous avons dû le transformer en hôpital d’urgence pour recevoir tous les patients”.

Le manque de personnel, spécialement d’infirmières, est encore flagrant. Des étudiantes ont dû se porter volontaires pour aider les quelques professionnelles. “Nous avons reçu des blessés arrivant de trois fronts autour de Misrata, explique une jeune volontaire. Tous ont pu être accueillis dans l‘établissement. Et tout au long de la guerre, nous avons aussi reçu des blessés venant de Tripoli et de régions du sud”. Et nombreux sont les blessés qui ont dû subir des amputations, notamment des enfants et adolescents pris entre deux feux.

“La guerre est finie à Misrata, indique Mustafa Bag, envoyé spécial d’euronews en Libye, mais ses effets continuent. Des milliers de blessés errent encore dans les hôpitaux, et celui-ci est bondé. Les médecins travaillent en faisant le tour du cadran”