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Dix ans de guerre contre le terrorisme, et toujours pas de paix en vue en Afghanistan

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Dix ans de guerre contre le terrorisme, et toujours pas de paix en vue en Afghanistan

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La violence aveugle, c’est toujours le lot quotidien des afghans, dix ans après le 11 septembre 2001.

Rien que dans ce centre de la Croix Rouge internationale, ils sont 5000 a avoir été mutilés par l’explosion d’une mine ou d’un engin explosif improvisé.

Ces hommes eux sont enfermés dans cette prison de Kandahar. Ils sont accusés d’avoir fabriqué et fait exploser des bombes artisanales. Parmi eux,

Farid Ahmad. Il n’a que 18 ans, il serait impliquer dans une vingtaine d’attaques dans la ville.

“Croyez moi devant Dieu, j’ai pleuré dans ma prison, j’ai demandé à Dieu de punir ceux qui m’avait manipulé et forcé à tuer des innocents”, raconte Farid Ahmad.

Le recrutement des jeunes par les rebelles talibans

est un phénomène courant. Ici à Qal-e-Now, dans la province de Badghis, Khalima explique comment son fils de 25 ans a été recruté sans qu’elle s’en aperçoive : “Des inconnus sont venus chez moi au petit matin et m’ont dit que Akhtar était mort en martyr. Depuis quelques années son caractère avait changé, il était plus renfermé, il trainait avec des garçons du quartier, ils étaient tout le temps à la mosquée. Je n’aurai jamais pu imaginer que dans ces réunions ils allaient lui faire un lavage de cerveau. Je ne soupçonnait rien, mon fils ne parlait jamais de ses idées politiques.”

Ezadullah Nasrat Yar, est lui aussi une victime du terrorisme. Il a passé cinq ans à Guantánamo. Et quatre ans après sa libération, il ne s’est toujours pas remis, il cherche encore à comprendre : “Je ne sais pas pourquoi j’ai été arrêté. Je travaillais pour le gouvernement Karzaï au sein du programme Désarmement, démobilisation et réintégration. Je me préparais pour la prière lorsque des soldats ont pris d’assaut ma maison et m’ont arrêté.”

Des morts, des blessés, la violence a entraîné aussi le déplacement de milliers de personnes comme ici dans ce camp près de Kaboul où il sont près de 10 000.

A l’aube d’une décennie de guerre contre le terrorisme, la paix n’est toujours pas en vue pour les afghans.