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Relance du débat sur la sûreté nucléaire

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Relance du débat sur la sûreté nucléaire

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Immanquablement, l’accident survenu lundi sur le site nucléaire de Marcoule, en France, a ranimé le débat. L’explosion d’un four servant à fondre des déchets faiblement radioactifs a fait un mort et quatre blessés. Dans le sillage de Fukushima, les Européens s‘étaient engagés à tester la résistance de leurs 143 réacteurs nucléaires, dont 58 pour la France, mais les sites comme celui de Marcoule ne sont pas concernés.

“ Dans l’atelier français dont nous parlons, il est évident que les mesures de sûreté seront mises à jour et qu’il y aura des conséquences de l’accident. Je suis tenté de dire que c’est la manière dont l’industrie travaille. Malheureusement, ce sont des oeuvres humaines, donc il y a des incidents, parfois des accidents, mais on construit du progrès sur la base des problèmes qu’on a rencontré “ , reconnaît le directeur général de Foratom Jean-Paul Poncelet.

L’Agence internationale de l‘énergie atomique vient de dévoiler un plan d’action pour renforcer la sûreté des centrales nucléaires. Il encourage les pays à accueillir des équipes internationales pour tester leurs centrales, mais seulement sur la base du volontariat. Les résultats des tests en Europe seront, eux, connus en décembre. Ils incluent des scenarios catastrophe. Mais l’eurodéputée verte Michèle Rivasi veut porter le débat plus loin en France et pose la question de la sortie de l’atome :

“ Pour l’instant, il y a un budget approximatif de l’ordre de 70 milliards d’euros pour sécuriser vis-à-vis des nouveles normes européennes l’ensemble des sites nucléaires en France. Donc, c’est un budget considérable, et à un moment il faudra faire un choix politique. Est-ce qu’on veut développer l’emploi par les énergies renouvelables, par l’efficacité de l’isolement des bâtiments et dynamiser les régions ou est-ce qu’on veut encore s’enferrer dans un nucléaire qui va nous coûter une fortune ? “

Fukushima a conduit l’Allemagne et la Suisse à décider un retrait progressif du nucléaire. Et l’Italie s’est résolue à ne pas y revenir. Mais la France, où 80% de l‘électricité provient de l’atome, n’est pas prête à changer de cap.