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Dominique Strauss-Kahn avoue avoir eu peur, très peur


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Dominique Strauss-Kahn avoue avoir eu peur, très peur

Quatre mois après son arrestation à New York, deux semaines après son retour à Paris, Dominique Strauss-Kahn, a donné sa première interview.

Il a fermement nié avoir agressé Nafissatou Diallo et Tristane Banon.

L’ancien directeur du FMI, qui a perdu toute chance de concourir à l‘élection présidentielle française pour le camp de la gauche, a été accueilli au siège de la chaîne de télévision française privée par une cinquantaine de manifestants.

L’entrevue était réalisée par la journaliste Claire Chazal, proche de sa femme Anne Sinclair.

“Ce qui s’est passé ne comprend ni violence, ni contrainte, ni agression, ni aucun acte delictueux. C’est le procureur qui le dit, ce n’est pas moi. Ce qui s’est passé est pour le moins une relation inappropriée, mais plus que cela, une faute.

Est-ce que c‘était une faiblesse ? Je crois que c’est plus grave qu’une faiblesse. Je crois que c’est une faute morale.

Mais aussi une faute vis-à-vis des Français qui avaient placé en moi leurs espérances de changement. Et de ce point de vue là, il faut bien le dire, j’ai manqué mon rendez vous avec les Français.

Le rapport du procureur ne m’accuse en rien en matière de traces, de griffures, de blessures. Il dit que Nafissatou Diallo a menti sur tout”.

Dans ce rapport diffusé le 23 août, le procureur américain n‘écartait pas explicitement d‘éventuelles violences mais estimait que les “éléments physiques (…) n‘établissent pas de manière indépendante l’affirmation de Naffisatou Diallo qui parle d’une rencontre forcée et non consensuelle”.

Le rapport final n’affirme pas non plus que la Guinéenne de 32 ans a “menti sur tout”, comme le prétend DSK, mais plutôt qu’elle donné trois versions différentes de ce qui s’est passé “immédiatement après sa rencontre” avec lui.

Dominique Strauss-Kahn n’a pas exclu une éventuelle machination.

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