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L‘échec de la résolution 194

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Bethléem, lieu de naissance du Christ selon la Bible, mais qui accueille aussi deux des plus importants camps de réfugiés, Aida et Dheisheh : des Palestiniens en provenance de plus de 40 villages repeuplés par des juifs ou démolis lors du conflit de 1948.

Alors pour ne pas oublier, Ahmad a orné l’entrée de sa maison du nom de son ancien village situé pres de Jeéusalem.

“C‘était vraiment la guerre entre les Juifs et le Arabes. Les Juifs ont commencé à bombarder nos villages, alors nous avons tous préféré prendre la fuite, les personnes âgées mais également les plus jeunes. Je me souviens que j’avais 8 ans à cette époque. Les Israéliens ont détruit nos villages, ils ont bombardé nos maisons, tout a été réduit à néant comme ça, d’un seul coup, raconte Ahmad Nasrallah Jibril.”

La famille de Dahoud, elle, est doublement refugiée : en 1948, tous ont été contraints de quitter leur village non loin de Bethléem. Près de 20 années plus tard, il leur a fallu une fois encore abandonner leur nouvelle habitation.

“Nous avons entendu parler d’un meurtre commis à Deir Yassin, alors les gens ont commencé à avoir peur pour leurs épouses et leurs enfants, c’est la raison pour laquelle nous sommes partis car nous étions de simples fermiers. C‘était notre terre. Au village, il y avait environ 300 personnes, chacun avait son propre terrain, de bonnes terres, des terres immenses, ils vivaient du travail de cette terre et ils étaient heureux, déclare Dahoud Ahmad Jalil el Hasrak.”

Jalila, sa femme, se souvient du peu de choses que sa famille a pu emporter.

“On a pris tout ce qu’on pouvait. A cette époque, les gens n’avaient pas grand chose, on a pris nos vêtements, et le nécessaire pour dormir et pour faire à manger.”

La famille conserve comme un précieux trésor les 2 seuls objets encore en leur possession récupérés en 1948 : un ustensile pour fabriquer le pain et un autre pour trier le grain, temoignages de leur passé lié à leur terre.

Pour Samir Awis, pourtant né dans le camp de Aida, c’est le sentiment d’appartenance à la terre de ses ancêtres qui domine, intensifié par le fait qu’il ne peut pas y mettre les pieds.

“Je vis dans un camp de réfugiés mais mon coeur se trouve dans le village de mes ancêtres, peut-être parce que je n’ai pas eu la chance de pouvoir m’y rendre, de le voir de mes propres yeux à cause de l’occupation israélienne, parce qu’il est situé à l’intérieur de la ligne verte, alors qu’il ne se trouve qu‘à 10 minutes d’ici, raconte Samir Awis.”

Aida, Dheisheh : 2 noms mais une histoire commune pour tous ces refugiés.

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