DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'adieu de la Catalogne à la corrida

Vous lisez:

L'adieu de la Catalogne à la corrida

Taille du texte Aa Aa

L’arène centenaire de la Monumental à Barcelone est la derniere arène de la ville à fermer définitivement ses portes ce dimanche.

C’est la fin de la saison des corridas mais surtout l’arrêt définitif des combats de taureaux en Catalogne puisse que la loi interdisant cette vieille tradition espagnole entre en vigueur le 1er janvier 2012.

180 000 Catalans avaient signé la pétition pour l’interdiction soumise au parlement régional. En votant la loi en juin 2010, la Catalogne a suivi les pas de l’archipel des Canaries qui avait fait de même il y a 20 ans.

Et pour le président de Libera, une association de défense des droits des animaux, d’autres communautés autonomes vont bientôt suivre : “Nous pensons que la Galice va bientôt nous rejoindre même s’il n’y a pas de combats traditionnels de taureaux là-bas comme dans plusieurs régions du nord de l’Espagne. Bien sur il faudra plus temps à Madrid ou en Andalousie mais c’est une question de temps”, explique Carlos López Pérez.

Les “aficionados” catalans ne désarment pas. Ils se mobilisent pour la corrida, mais ils ressentent aussi de la peine, de la rage et surtout ils se sentent impuissants face à cette interdiction : “C’est comme la dictature. Nous n’avons fait de mal à personne et nous sommes interdits après trois siècles d’existence. Dans une ville comme Barcelone où les aficionados pouvaient remplir trois arènes différentes”, affirme Josep Navarro, amateur de corrida.

Une vieille tradition qui n’a cessé de perdre de la vitesse comme dans le reste de l’Espagne. L’ancienne arénas de Barcelone est devenue un centre commercial.

Et pour la veuve du dernier torero mort, en 1974 à la Monumental il est temps de faire le deuil.

“Mes chers amis, les vieilles traditions sont mortes en dépit de tout le mal que vous vous donnez pour les ressusciter”, déclare Rosa Gil.

Paradoxe ou nostalgie, les Barcelonais s’arrachent l’affiche de la dernière corrida à la Monumental où comment replongé dans l’arène d’un temps qui s‘écrit désormais au passé.