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Les banques font grimper les indices boursiers européens lundi

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Les banques font grimper les indices boursiers européens lundi

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Les marchés fondent beaucoup d’espoirs sur les réunions et les votes qui doivent avoir lieu cette semaine en Allemagne et en Autriche sur l’adoption du plan N°2 pour la Grèce et les pays en difficultés et aussi les rumeurs de recapitalisation des banques européennes.

Petit à petit, les investisseurs s’habituent à l’idée que la restructuration de la dette grecque va coûter cher à ses créanciers privés.

“On imagine bien aujourd’hui, explique François Chaulet de Montsegur Finance que la solution, telle qu’elle a été avancée ou qu’elle tourne en ce moment, c’est un second défaut, un défaut un peu plus important, qui ramènerait finalement la dette grecque sur le niveau auquel elle cote actuellement sur les marchés, c’est à dire à la moitié de son nominal et ça c’est des conséquences assez lourdes notamment pour les secteurs financiers”.

La séance de lundi a encore été très volatile : les indices boursiers d’Europe occidentale avaient débuté la séance en forte baisse avant de revenir largement dans le vert et de finalement clôturer en hausse de plus de 3% par exemple pour le Mibtel de Milan.

Duplex : GUIDO RAVOET Chief Executive, European Banking federation

Anibale Fracasso, euronews:

“Le scénario d’une faillite de la Grèce ne semble plus avoir de frein et donc il se matérialisera probablement cette semaine. Il y a le spectre d’une perte pour les banques européennes de 21 à 50% de la valeur des titres d’Etat qu’elles détiennent.

Guido Ravoet vous êtes le directeur général de la Fédération Européenne des Banques, pouvez-nous dire si les banques européennes sont-elles vraiment préparées à ce difficile scénario?

G. Ravoet:

“Je pense que il faut vraiment maintenant des mesures prises par les autorités qui sont claires et qui résolvent le problème à fond afin que les marchés financiers et les investisseurs regagnent la confiance. Les banques européennes peuvent très bien assumer cette perte de valeur vu que son importance est réduite.

euronews:

Il y a de plus en plus d’inquiétudes de la part des investisseurs sur la solidité du système bancaire européen. Presque tout le monde demande une recapitalisation, mais à quel prix et comment ?

G. Ravoet:

Les banques européennes remplissent très bien les demandes, les exigences en matière de capital; elles ont passé également il y a quelques mois un stress test très strict qui tenait compte en effet d’un scenario ou la dette souveraine subirait des pertes de valeur. Et donc les banques européennes se sont sortis très bien de ces stress tests et donc il n’y a pas de raison pour s’inquiéter de la solvabilité et de la solidité des banques européennes. Maintenant comment recapitaliser ? ça ce seront les marchés qui en décideront.

euronews:

La faillite de la banque américaine Lehman Brothers en septembre 2008 est toujours dans la mémoire des marchés mais aussi dans celle des consommateurs. En tant que directeur général de la Fédération européenne des banques pouvez-vous nous assurer que les banques européennes ne présentent pas de risque de faillite ?

G. Ravoet:

Je pense que ce scénario Lehman Brothers ne pourra plus se faire parce que maintenant, entre temps il y a un contact au niveau international, au niveau européen on a mis des instruments en place, on a des autorités de contrôle et de supervision bancaire et des marchés financiers au niveau européen : tout ça n’existait pas quand Lehman Brothers a fait faillite. Je pense qu’on est dans le bon chemin mais c’est vrai qu’il faudrait se doter d’instruments qui permettent de prendre et d’implémenter les décisions parce que finalement, c’est ça le problème, le décalage entre le moment oú les autorités publiques décident finalement l’implémentation de ces mesures : ce temps, on devrait dans l’avenir le reduire”.