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Il y a un an, le président de la Commission européenne présentait devant les eurodéputés le premier discours sur l‘état de l’Union européenne. La situation était alors moins compliquée qu’elle ne l’est aujourd’hui. José Manuel Barroso était pourtant taxé d‘être incapable de susciter l’espoir face aux problèmes.

Un an plus tard, à première vue seule la couleur de sa cravate a changé au sein de l’hémicycle européen. Pourtant la situation est différente. Comparé à aujourd’hui, 2010 c‘était le bon temps.

L’Union est considérée comme l‘épicentre du tremblement de terre financier qui secoue le monde. La Grèce est sous le feu des projecteurs et les doutes s’accumulent autour de l’euro. Beaucoup demandent une meilleure coordination et davantage d’initiatives de la part de l’Union européenne. C’est pour elle le test le plus important selon José Manuel Barroso. Mais comment surmonter cette épreuve ?

Euronews s’est entretenu avec le président de la Commission à l’issue de son discours sur l‘état de l’Union. Nous l’avons interrogé sur les solutions envisagées comme les très controversées euro-obligations, qui permettraient aux 17 pays membres de la zone euro de mutualiser leurs dettes : “Les euro-bonds ou euro-obligations ne sont pas une solution magique. Je pense qu’ils ne pourront exister que lorsqu’il y aura un degré de confiance, d’intégration et de discipline suffisant. Parce qu’aujourd’hui les pays qui ont une dette plus petite n’accepteraient pas de prendre le risque des euro-bonds avec des pays qui ne font pas preuve de discipline dans leurs comptes public.”

A l’image des ménages qui se serrent la ceinture quand les temps sont durs, les gouvernments européens doivent faire de même : tenir leur budget. Pour José Manuel Barroso, la règle d’or c’est la discipline : “Aujourd’hui même, nous avons approuvé une législation très importante qui avait été présentée il y a un an. À l‘époque, c‘était très difficile, mais même comme cela, nous avons approuvé le renforcement du Pacte de stabilité et de croissance, qui donne plus d’autorité à la Commission pour imposer les règles et la discipline communes dans la zone euro et l’UE en général.”

Le Président de la Commission prévient par ailleurs qu’une plus grande intégration économique mais aussi politique sont nécessaires pour débarrasser le continent de ses maux. Et il appelle les dirigeants de 27 à travailler ensemble : “Ce n’est pas la Commission seule qui peut résoudre le problème. Nous avons besoin d’un leadership commun, et nous avons besoin que les gouvernements européens défendent l’Europe, et qu’ils expliquent aux citoyens européens ce qu’on a à perdre s’il y avait une crise plus profonde avec l’euro.”

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