DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Partenariat oriental : le rendez-vous manqué du rapprochement avec l'Est

Vous lisez:

Partenariat oriental : le rendez-vous manqué du rapprochement avec l'Est

Taille du texte Aa Aa

L’Ukraine devait être l‘étoile montante de ce sommet du Partenariat oriental… En organisant une rencontre entre les dirigeants de l’Union et six partenaires d’Europe orientale et du Caucase du Sud, la Pologne espérait relancer la dynamique de l‘élargissement.

Mais l’affaire Timochenko a changé la donne. Avec l’arrestation de l’opposante ukrainienne et les sept ans de prison requis contre elle, c’est à nouveau le rapport de force qui s’impose.

L’Europe a mis dans la balance l’accord d’association négocié avec le pays.

“ Les dirigeants européens n’ont de cesse de répéter qu’il y a un problème avec l’Etat de droit en Ukraine, et pointent évidemment du doigt le procès contre l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko “ , explique l’analyste Olga Shumylo-Tapiola. “ Mais l’Union européenne rappelle aussi qu’une vingtaine de personnes faisant partie de l’ancien gouvernement de Timochenko font également l’objet d’une enquête. “

Autre source de tensions, le Bélarus, communément décrit comme la dernière dictature d’Europe. Son président, Alexandre Loukachenko, a emprisonné à tour de bras à l’issue de la présidentielle de décembre 2010, y compris des candidats à l‘élection. Depuis, plusieurs ont été graciés, mais l’UE reste ferme. Loukachenko n’a pas été invité au sommet et c’est son ambassadeur à Varsovie qui le représente. Pour Olga Stuzhinskaya, porte-parole de l’opposition bélarusse à Bruxelles, un geste d’ouverture serait prématuré.

“ Il y a des preuves de cas de torture sur des personnes récemment libérées, qui les ont subies en prison. La libération des derniers prisonniers politiques et leur acquittement est la première et la plus importante des conditions pour un rapprochement entre l’Union européenne et le Bélarus “ , insiste-t-elle.

Seule annonce attendue au sommet, l’ouverture de négociations sur des accords d’association avec la Moldavie et la Géorgie. Cher à la Pologne, le Partenariat oriental se veut un instrument de rapprochement avec l’Ukraine, la Géorgie, la Moldavie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Bélarus.