DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Syrte : partir ou mourir

Vous lisez:

Syrte : partir ou mourir

Taille du texte Aa Aa

Les habitants de Syrte ont profité d’une accalmie pour fuir la ville loyaliste assiégée depuis des semaines par les combattants du Conseil national de transition. Ceux-ci passent tous les véhicules sortants au crible, s’assurant qu’ils ne transportent ni armes, ni fidèles de Kadhafi.

“La situation est extrêmement mauvaise, explique Zahran Awad, un Palestinien établi à Syrte. Il n’y a pas d’essence, pas de nourriture, pas de médicaments, rien. Et les gens ne peuvent pas partir à cause des combats et des bombardements.”

La Croix Rouge parle de “situation désespérée”. Ce dimanche, ses camions ont pu entrer dans Syrte pour livrer 300 kits de soins d’urgence et 150 linceuls en plastique.

Les malades et les blessés ont du mal à gagner l’hôpital à cause des combats. Un hôpital qui plus est privé d’eau, d‘électricité et d’oxygène.

Vendredi, le CNT a donné 48 heures aux civils pour quitter cette ville située à 360 kilomètres à l’est de Tripoli. Une consigne qui pourrait annoncer une vaste offensive.

Les affrontements se poursuivent également à Bani Walid, autre fief du dictateur déchu, à 170 km au sud-est de la capitale. Les pertes seraient lourdes dans les rangs des pro-CNT.