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L'Ecofin pense à la suite, mais met l'urgence de côté

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L'Ecofin pense à la suite, mais met l'urgence de côté

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Pas de décision concrète sur la crise actuelle, mais au moins deux pour prévenir les prochaines crises. A Luxembourg, les ministres européens des Finances ont validé un paquet législatif qui renforce la discipline budgétaire et introduit des sanctions plus sévères pour les mauvais élèves.

Les 27 se sont aussi mis d’accord pour encadrer plus strictement les transactions sur les produits dérivés.

“Les produits dérivés sont des contrats financiers utilisés par exemple par les entreprises pour se couvrir contre les variations des taux de change ou les variations des prix des matières premières, du pétrole. Nous savons aussi que ces produits permettent aux acteurs financiers de mieux gérer leurs risques et qu’ils sont des outils de spéculation dans certains cas”, explique le commissaire européen Michel Barnier.

Le Royaume-Uni – qui représente à lui seul plus de la moitié de ces transactions – était réticent, mais s’est finalement laissé convaincre.

“A l’Ecofin, le mot d’ordre reste la consolidation des comptes publics”, ajoute notre envoyée spéciale.” Une priorité pour éviter une nouvelle récession. Mais après autant d’austérité, certains pays veulent ouvrir le débat sur les stratégies nécessaires à une relance de la croissance”.

Parmi ces pays, l’Espagne. Sa ministre des Finances, Helena Salgado :

“Il semble que les pays étant dans une meilleure situation économique devraient pousser la demande globale, mais sans les identifier pays par pays. Ça doit être une décision prise par chaque gouvernement.”

“On ne peut pas avoir une croissance uniquement basée sur la demande intérieure de biens de consommation, et on ne peut pas non plus la baser uniquement sur les exportations parce que c’est fragile. Il faut équilibrer avec une troisième voie : la dépense publique, qui est le fondement du concept des euro-obligations” , renchérit l’Italien Giullio Tremonti.

Des pistes pour la suite, mais bien des incertitudes sur les échéances les plus imminentes. La Grèce devra ainsi attendre la mi-novembre pour savoir si la prochaine tranche de l’aide international lui est accordée.