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Un an après le miracle, la dure réalité des 33 mineurs chiliens

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Un an après le miracle, la dure réalité des 33 mineurs chiliens

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Un an après le miracle de la mine de San José, un an après le sauvetage spectaculaire des 33 mineurs chiliens, que sont devenus ces survivants? Les 69 jours passés sous terre ont transformé leur vie, mais, pour un tiers d’entre eux, en mal. Frappés de troubles de stress post-traumatique, ils souffrent d’insomnies, de dépression, de nervosité, d’alcoolisme ou ont tendance à s’isoler.

Dario Segovia dit avoir tout quitté, sauf sa famille. Amer, il se bat pour gagner sa vie en travaillant avec ses filles dans la vente de légumes.

“Je suis Dario Segovia, un mineur malchanceux qui traverse une très mauvaise passe. Et il n’y a pas d’argent, en tous cas, moi je n’en ai pas. Tout ce que j’ai c’est la volonté de travailler, c’est tout ce que j’ai avec ma famille.”

Omar Reygadas, lui, ne dors parfois que deux heures par nuit. Il a cru qu’il allait mourir. Le sentiment d’impuissance qu’il a ressenti sous terre ne le laisse pas en paix. Il trouve aussi les gens injustes:

“Quelques fois, je me sens incompris, quelques fois même un peu insulté par les gens qui pensent que nous avons gagné beaucoup d’argent avec cette histoire, ce qui n’est pas le cas. Les gens pensent que nous avons de l’argent, mais c’est faux.”.

Après le sauvetage, les mineurs ont été bombardés de cadeaux, de demande d’interviews, puis plus rien.

Aujourd’hui, 15 des 33 mineurs sont au chômage.

Quatre ont dû se résoudre à descendre dans une mine. Seuls quelques uns, comme mario Sepulveda, ont réussi à gagner un peu d’argent en racontant leur calvaire.

Les belles promesses se sont évanouies comme le souvenir de ce message, une preuve de vie, 17 jours après l‘éboulement de la mine de San José.

Seul point positif, la sécurité a été améliorée dans les mines chiliennes.