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Le soldat Shalit libéré contre des prisonniers palestiniens, un accord sans précédent

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Le soldat Shalit libéré contre des prisonniers palestiniens, un accord sans précédent

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Gilad Shalit est rentré à la maison. Le soldat israélien a été libéré après plus de cinq ans de détention par le Hamas aux termes d’un accord sans précédent, qui prévoit en échange la libération d’un millier de prisonniers palestiniens. Près de la moitié ont été relâchés aujourd’hui, et accueillis en héros à Gaza.

Emotion, soulagement, lueur d’espoir peut être pour le processus de paix, aux yeux de la plupart des capitales, victoire des uns, concession des autres… L’accord sur l‘échange de prisonniers été un dossier hautement sensible et controversé en Israël et ailleurs. Pour en parler, nous rejoignons maintenant le porte parole du ministre israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

Euronews :
M.Palmor, merci d‘être avec nous. Le Hamas parle aujourd’hui de cet accord comme d’une victoire. Avec tant de leur camarades libérés, n’ont-ils pas raison?

Yigal Palmor :
Je ne pense pas vraiment qu’ils ont raison car pendant des années ils ont promis de faire libérer toutes les figures terroristes majeures emprisonnées en Israël, et aujourd’hui, le nombre et l’identité des personnes relâchées n’a rien à voir avec ce que le Hamas s‘était vanté d’obtenir. Par conséquent, les palestiniens qui vont comparer les promesses du Hamas avec la réalité vont comprendre qu’ils n’ont pas tenu complètement leurs engagements.

Euronews :
Vous avec accepté de négocier avec eux sur cette question, pourquoi maintenant? Pourquoi la famille du soldat Shalit a t-elle dû attendre si longtemps, si est acceptable aujourd’hui, ce qui ne l‘était pas il y a cinq ans?

Yigal Palmor :
Parce que le Hamas était intransigeant et n‘était pas réaliste dans ses demandes. C’est aussi simple que cela. Nous étions très proche d’un accord et puis ils ont fait marche arrière. Ensuite, dernièrement, ils ont fait preuve de plus de réalisme, plus de flexibilité, probablement parce que la situation en Syrie leur fait craindre de devoir quitter le pays aussi vite que possible…

Euronews :
Il y a une grande vague de joie aujourd’hui en Israël, bien sur, mais que dire aux victimes des violences du Hamas bouleversées elles à la pensée qu’un millier d’activistes doivent être libérés?

Yigal Palmor :
Oui, ils sont désemparés parce que certains assassins et meurtriers non repentis ont été remis en liberté sans avoir exprimé le moindre regret et même en tirant fierté de ce qu’ils ont fait. Cela a été une décision très difficile à prendre, et à la fin, le gouvernement a choisi de faire passer un vie pouvant être sauvée, celle d’un soldat otage, avant celles de ceux qui sont déjà morts, aussi tragique que cela paraisse.

Euronews :
En traitant avec le Hamas, certains analystes estiment que vous avez effectivement tué tout espoir de percée dans les pourparlers menés avec leur grands rivaux du Fatah, qu’en pensez-vous?

Yigal Palmor :
Il est évident que l’unité nationale promise par le Hamas ou sur laquelle il s’est engagé avec l’Autorité palestinienne c’est quelque chose qu’ils n’ont jamais entrepris de mener à terme.
Je pense que la politique dans laquelle ils sont engagés va les mener dans un cul de sac. Nous allons encore avoir besoin de traiter avec deux entités palestiniennes différentes.