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Kadhafi : l'ami puis l'ennemi des Occidentaux

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Kadhafi : l'ami puis l'ennemi des Occidentaux

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Avant que n‘éclate la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi était redevenu l’ami des Occidentaux. Un ami excentrique, riche en gaz et en pétrole, à qui il est difficile de refuser l’hospitalité.

Quelques mois avant le début de l’insurrection, Kadhafi est accueilli en grande pompe par Silvio Berlusconi. L’opposition italienne n’hésite pas à parler d’humiliation. Et quand le président du Conseil italien se rend à son tour à Tripoli, il reçoit un accueil des plus chaleureux. Le Parlement libyen applaudit l’accolade des deux dirigeants, symbole de l’amitié et des liens financiers étroits qui unissent Rome et l’ancienne colonie.

En 2007, la France accorde également les honneurs à à Mouammar Kadhafi. Le guide libyen fait installer sa tente bédouine dans le jardin de la résidence, réservée aux chefs d’États étrangers. A ce moment, les relations diplomatiques entre la France et la Libye semblent au beau fixe. Mais depuis, les temps ont changé. Les dirigeants occidentaux ont tourné le dos au guide libyen et entamé des discussions avec les représentants de la rébellion. Alors que la guerre fait rage, le président français affiche sa fermeté : “Les opérations militaires cesseront quand Monsieur Kadhafi et ses séides ne représenteront plus une menace pour le peuple libyen”.

Alors que la chute de Kadhafi semble imminente, Silvio Berlusconi s’empresse de recevoir à son tour le numéro deux de la rébellion afin de préserver les intérêts des entreprises italiennes en Libye. « Grâce à un accord qui sera probablement signé lundi à Benghazi entre ENI et le nouveau gouvernement, nous allons pouvoir fournir, sans aucun apport financier de la Libye, une quantité substantielle de pétrole et de gaz pour les besoins immédiats de la population », déclare-t-il devant Mahmoud Djibril, Premier ministre du Conseil national de transition

En Libye, comme à l‘étranger, les derniers partisans de Kadhafi cessent d’afficher publiquement leur soutien. Isolé, le colonel ne peut plus parader dans Tripoli mais est obligé de se cacher. Les Libyens qui ont connu l’exil tiennent leur revanche qui, il y a six mois, semblaient inespérée.