Skip to main content

noComment

51 ans de terreur

21/10/11 17:57 CET

51 ans de terreur

monde

| |

“ Notre démocratie sera une démocratie sans terrorisme, pas une démocratie sans mémoire”. L’hommage aux plus de 800 victimes de l’ETA, ce fut la première réaction du Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, hier tout suite après la déclaration de l’organisation terroriste basque: “l’ETA a décidé l’arrêt définitif de son activité armée” : la phrase lâchée par un militant cagoulé marque la fin de 51 ans de violence.

Le premier grand attentat à la bombe, le 20 décembre 1973 à Madrid, tue le président du gouvernement et main droite de Franco, l’amiral Luis Carrero Blanco.

La fin de la dictature et l’arrivée de la démocratie n’a pas mis fin à l’activité terroriste. Au contraire, avec l’amnistie d’octobre 1977, beaucoup parmi les dizaines de prisonniers “etarras” relâchés vont réintégrer l’ETA.

La décennie 1980, c’est celle des années de plomb, avec des attentats presque tous les jours, avec l’usage massif de voitures piégées. L’attentat de Hipercor, à Barcelone, en 1987, fera 21 morts. Les victimes de l’ETA sont aussi désormais des civils alors qu’avant, l’organisation ne visait que des militaires ou des policiers.

1995, Vallecas, Madrid. Des cris, du sang. L’ETA vient de faire exploser une voiture piégée au passage d’un fourgon militaire, les six morts sont des civils qui travaillent pour l’armée.

Dorénavant aucun collectif ne sera épargné par cette violence de l’ETA, en première ligne les hommes politiques, surtout les élus, socialistes et conservateurs du PP. José María Aznar, alors chef de l’opposition sort indemne, grâce à sa voiture blindée, de l’explosion d’une bombe en 1995.

En 1996 un tueur de l’ETA abat de sang froid dans son bureau de l’Université à Madrid, l’ex-président du Tribunal Constitutionel, Francisco Tomás Valiente. En assassinant cette personnalité indépendante de la transition démocratique, l’ETA poursuit sa stratégie de “socialisation de la souffrance” pour forcer la négociation avec l’Etat espagnol. Les étudiants lui crient: “basta ya”.

C’est l’année suivante, en 1997, que l’assassinat de Miguel Angel Blanco marquera un tournant. Séquestré par l’ETA, celle ci menace d’exécuter le jeune conseiller municipal du PP si le gouvernement ne rapproche pas les prisonniers de l’ETA d’ici 48 heures. Le 12 juillet, il est retrouvé agonisant avec deux balles dans la tête. Des millions d’espagnols ont alors pleuré de rage, mais aussi crié plus fort que jamais: “ETA no”.

Plus d'actualités sur : , , , , ,

Copyright © 2012 euronews

| |

JavaScript est nécessaire pour regarder cette vidéo

A la une

Une ONG syrienne dénonce un massacre à Houla : au moins 90 morts

Une ONG syrienne dénonce un massacre à Houla : au moins 90 morts

Homs est à son tour sous le feu des forces du régime syrien. Des explosions et des tirs de mitrailleuses lourdes sont entendues ce samedi dans la ville rebelle du centre du pays. A une trentaine de kilomètres de Homs, ce sont la ville de Houla et les villages alentour qui ont…

Deux morts dans une fusillade nocturne en Finlande

Deux morts dans une fusillade nocturne en Finlande En Finlande, une fusillade a fait deux morts et sept blessés cette nuit à Hyvinkaa. Le tireur, âgé…

Après un sauvetage record, Bankia veut rassurer

Après un sauvetage record, Bankia veut rassurer Le nouveau président du groupe espagnol Bankia affiche sa confiance. Vendredi, il a sollicité une…

Identifiez-vous
Merci d’entrer vos identifiants de connexion

ou Rejoignez la communauté euronews

Avez-vous oublié votre mot de passe ?