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Les familles des victimes doutent de la fin de l'ETA

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Les familles des victimes doutent de la fin de l'ETA

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L’ETA met fin à sa lutte armée, un tournant historique qui laissent cependant une majorité de familles de victimes sceptiques et déçues. Elles en veulent plus. Elles réclament la dissolution de l’organisation indépendantiste basque et qu’elle dépose les armes.

L’annonce jeudi soir de l’ETA a en revanche été unanimement saluée par la classe politique espagnole. “Une victoire de la démocratie” pour José Luis Zapatero, “un pas très important“pour le leader de l’opposition de droite Mariano Rajoy.

Le dialogue plutôt que les armes, Manuel Gimenez Larraz, le fils d’une des victimes apprécie ce choix même si selon lui, il arrive un peu tard : “Je suis heureux de savoir que de nombreuses familles, que plus aucune famille n’aura à vivre ce que ma famille et tant d’autres familles espagnoles ont dû vivre pendant tant d’années.”

A la question de savoir s’il pense que c’est vraiment la fin de l’ETA, voilà sa réponse: “Je crois que oui, ça l’est mais pas parce que l’ETA l’a décidé. C’est la fin de cette organisation grâce aux efforts de tous les Espagnols et aussi car l’ETA est aujourd’hui un anachronisme dans une Europe unie, une Europe moderne dans laquelle les idées se défendent dans les Parlements et pas avec des armes.”

Après 40 ans de lutte armée pour l’indépendance des territoires espagnol et français du Pays basque et la mort de 829 personnes, l’ETA décide de défendre ses idéaux par les urnes. Elle appelle Madrid et Paris à ouvrir un processus de dialogue direct.