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L'engagement des régions européennes pour le climat

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L'engagement des régions européennes pour le climat

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Durant la conférence des régions européennes pour le climat organisée à Lyon, les 20 & 21 octobre, Européens et représentants de pays en développement se sont penchés sur le devenir de la planète, avec en toile de fond les échecs des grandes conférences internationales. La déclaration de Mohamed Ibrahim, président de l’assemblée régionale de Tombouctou au Mali, n’a pas laissé indifférents les autres acteurs des politiques environnementales. Il résume ainsi l’urgence de la situation : “nous du Sahara, […], on n’est plus au stade du changement climatique mais au temps de survivre suite au changement climatique”.

Pour Jean-Jack Queyranne, le Président de la Région Rhône-Alpes, “l’objectif de cette conférence est de réunir les régions, les États fédérés d’Europe, et du monde puisqu’il y a des participants africains, sud-américains, pour marquer l’engagement concret que nous avons sur le terrain en tant qu’organisme gouvernementaux des territoires sur le changement climatique. Il s’agit pour nous d’aller plus loin parce que nous sommes en avance par rapport aux négociations internationales, par rapport à l’attitude des états”.

Tout aménagement du territoire implique une source de pollution. D’où l’idée de répertorier au niveau local toutes les actions pour répondre aux problématiques environnementales. Agir à son échelle pour ensuite faire partager ses initiatives au plus grand nombre, à l’échelle européenne et internationale. C’est ce qu’a fait Copenhague ; la ville est précurseur en matière de transport doux. L’idée du Vélov n’est pas née à Lyon mais bien au Danemark en 1995.

“Comme à Copenhague, toutes les les grandes villes en Europe ont maintenant des vélos en libre-service”, a indiqué Henning Jensen, rapporteur pour le climat, Conseil des Communes et des Régions d’Europe. “ Il y a beaucoup d’initiatives respectueuses de l’environnement. Elles sont économiquement rentables et peuvent être reprises partout en Europe”, a-t-il ajouté.

Lutter contre le réchauffement climatique et agir pour le développement durable, c’est aussi un facteur de création d’emplois. Nouvelles technologies, nouveaux débouchés donc nouvelles entreprises, le green business semble être le nouvel eldorado. L’Union européenne encourage ces initiatives mais pour les régions, ce n’est pas suffisant : l’accès au financement public reste difficile. C’est pourquoi, le partenariat avec le privé est aussi une source de financement à ne pas négliger.

“Il y a un petit nombre d’entreprises qui se développent. Elles n’ont pas besoin de suivre le mouvement, ce sont elles qui sont en pointe”, a déclaré Mark Kenber, Pdg The Climate Group. “Leur succès dépendra de leur capacité à savoir utiliser les ressources de manière efficace. Elles doivent s‘éloigner de la pollution pour aller vers l‘énergie propre”, a-t-il conclu.

Que l’Europe prenne en compte les acteurs locaux et leurs expertises, que leurs voix soient entendues lors des prochaines conférences internationales : c’est la volonté affichée par tous les participants de cette conférence et consignée dans la déclaration de Lyon. Mais pas sûr que la crise économique qui tourmente actuellement l’Europe, ne laisse de place à l’environnement.

Conférence européenne des régions pour le climat, co-organisée par la Région Rhône-Alpes, le Réseau des Gouvernements Régionaux pour le développement durable (mrg4SD) et The Climate Group.

Consultez ici le texte de la déclaration de Lyon