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Saïf al Islam Kadhafi offrirait de se livrer à la Cour pénale internationale de La Haye, qui le recherche pour crime contre l’humanité.

A 39 ans, le dernier fils encore en fuite du Colonel Kadhafi, celui qui était perçu comme son héritier naturel, craindrait pour sa vie en Libye. L’Algérie et le Niger où se sont réfugiés plusieurs membres de son clan, lui paraîtraient à peine plus sûrs.

Avec lui, Abdoullah al Senoussi, le chef des renseignements du régime déchu, tiendrait le même raisonnement et serait aussi prêt à se rendre.

L’heure n’est il est vrai pas encore à la réconciliation nationale comme en atteste la découverte d’une fosse commune à Sirte dimanche. 53 pro-Kadhafi auraient ainsi été exécutés par les ex-rebelles après s‘être rendus. Les défenseurs des droits de l’homme s’insurgent.

“Il est crucial que le Conseil national de transition mène une enquête approfondie et que les responsables rendent des comptes pour les crimes qu’ils ont commis,” insiste Peter Bouckaert, directeur des situations d’urgence chez Human Rights Watch.

D’autant que le doute plane toujours sur les circonstances de la mort du Colonel Kadhafi, enterré en secret mardi dans le désert libyen, avec un de ses fils et un de ses ministres.

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