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Inquiétantes violences post-électorales en Tunisie

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Inquiétantes violences post-électorales en Tunisie

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Le parti vainqueur des élections en Tunisie subit la colère des habitants de Sidi Bouzid. Les violences contre les intérêts du parti Ennahda ont repris ce vendredi et un couvre-feu doit être instauré à partir de ce soir dans cette ville du centre du pays.

Hier, les locaux d’Ennahda ont été incendiés par les partisans d’un petit parti, Pétition populaire, dont plusieurs listes ont été invalidées par la commission électorale.

En fin de matinée, le gouvernorat de Sidi Bouzid a été incendié et le district de la garde nationale assiégé par des centaines de personnes.

Hammadi Jebali, Secrétaire général d’Ennahda, a déclaré à la télévision tunisienne que des rumeurs avaient circulé sur son compte et que, selon elles, il aurait traité les gens de Sidi Bouzid de “racailles”… “C’est de la calomnie dangereuse”, a t-il déclaré.

Les troubles ont commencé après l’annonce des résultats officiels par la commission électorale ce jeudi.

Rached Guannouchi, président des islamistes modérés d’Ennahda, s’il a lancé un appel au calme, a aussi vu dans ces violences “la main du RCD dissous”, je cite, l’ancien parti du président Ben Ali.

Ennahda, qui a obtenu 90 sièges sur 217 au parlement tunisien, a voulu rassurer en déclarant que les droits des femmes seraient respectés et que le port du voile ne serait pas imposé.

Un gouvernement devrait être constitué d’ici dix jours.