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Coopération, c’est sans doute le mot le plus utilisé ce week-end par le nouveau pouvoir libyen et son invité, le président du Parlement européen. A Tripoli, Jerzy Buzek a choisi symboliquement pour premier lieu de visite la place “des Martyrs”, ainsi rebaptisée par la rébellion libyenne. Un habitant l’a remercié pour l’aide européenne, mais “maintenant, lui a-t-il dit, nous avons peur de devenir une nouvelle colonie du monde moderne”. “Nous sommes prêts à une coopération d‘égal à égal avec la Libye”, a répondu le président du Parlement européen.

Jerzy Buzek a eu un entretien avec le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil. Il a souhaité “une Libye de paix, de justice, de démocratie et de droit”. “Le sort des prisonniers de guerre doit être réglé en fonction de la loi internationale, a déclaré Jerzy Buzek. L’autre chose importante est de désarmer des milliers de gens”. Mais dans le sud de la Libye, comme l’ont fait savoir des manifestants, le dépôt des armes peut au contraire comporter des risques. La sécurité des civils est loin d’y être rétablie. “Même si les armes se sont tues à Tripoli, explique l’envoyée spéciale d’Euronews Valérie Gauriat, il faudra encore du temps avant que la vie reprenne un cours normal en Libye. Et la question de la démilitarisation est cruciale pour assurer une stabilité encore fragile, dans un pays où la lutte pour le pouvoir et les dissensions internes battent leur plein”.

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