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L'OTAN tire sa révérence en Libye


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L'OTAN tire sa révérence en Libye

Une visite surprise pour clore un sombre chapitre de l’histoire libyenne. Anders Fogh Rassmussen a mis un point final ce lundi à Tripoli aux opérations aériennes offensives de l’OTAN débutées le 31 mars dernier. Le patron de l’alliance s’est dit fier du soutien apporté au peuple libyen, pour mettre un terme à la répression de Mouammar Kadhafi.

“A minuit ce soir, un glorieux chapitre de l’histoire de l’OTAN touchera à sa fin. Mais vous, vous avez déjà commencé à écrire un nouveau chapitre de l’histoire de la Libye : une Libye nouvelle basée sur la liberté, la démocratie, les droits de l’homme, la primauté du droit et la réconciliation. Nous savons que tout cela n’est pas facile. Nous sommes conscient des défis, et si vous demandez notre aide dans des lieux où il nous est possible de l’apporter, nous le ferons.”

Ces derniers mois, les hélicoptères et avions de l’alliance auront mené pas moins de 26.000 sorties aériennes, dont près de 10.000 dans un but purement offensif. Des opérations coûteuses, en particulier pour la France, qui aura dépensé près de 300 millions d’euros, en hommes et en matériel.

Et la fin de la mission de l’OTAN en Libye intervient une semaine après l’adoption d’une résolution mettant un terme à l’opération baptisée “protecteur unifié”. Résultat, la zone d’exclusion aérienne mise en place au début du conflit est elle aussi définitivement levée.

Première conséquence, l’aéroport de Tripoli vient tout juste de rouvrir ses portes.

“Le travail reprend progressivement à l’aéroport, explique un responsable. Il y a déjà eu 42 vols, mais pas de vols commerciaux pour le moment, juste des convois exceptionnels. La reprise des vols commerciaux se fera au début du mois de novembre.”

7 mois après les premiers bombardements des avions de l’alliance, les mesures de protection civile s’achèvent, elles aussi, au grand dam des responsables du CNT, qui privilégiaient plutôt un maintien des opérations au moins “jusqu‘à la fin de l’année. Pour eux, le risque de représailles des derniers fidèles de Mouammar Kadhafi est encore loin d‘être écarté.

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