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Silvio Berlusconi est arrivé à Cannes fragilisé, sans grandes réformes concrètes à annoncer, alors que la France et l’Allemagne le pressent de mettre en place des mesures d’austérité.

Hier soir à Rome, le chef du gouvernement italien a convoqué un Conseil des ministres extraordinaires au cours duquel il a tenté de faire adopter, en vain, un décret. Le gouvernement a seulement a accepté d’introduire un large amendement au projet de budget. Mais son contenu reste flou et aucune mesure n’est précisée.

« Il aurait été opportun que Berlusconi arrive au G20 avec un décret-loi pour montrer que l’Italie va mettre en oeuvre les décisions annoncées », explique Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et soutien de Berlusconi.

De son côté, le leader de l’opposition centriste, Pierferdinando Casini, a mis en garde les Italiens pour isoler un peu plus le Cavaliere : «Les Italiens risquent de payer l’obstination de Berlusconi à rester au Palais Chigi ».

Le G20 attend des mesures concrètes de l’Italie dont la dette publique atteint 1900 milliards d’euros, soit l‘équivalent de 120% du PIB du pays. Le taux d’emprunt de l’Italie dépassait hier les 6%

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