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Le dossier nucléaire vient de nouveau enflammer les relations entre l’Iran et l’Occident.

La presse iranienne rapportait ce jeudi les accusations de terrorisme proférées à l’encontre des Etats-Unis par le guide suprême Ali Khamenei. Alors que plane la menace de frappes occidentales contre les sites atomiques iraniens, l’Amérique est désignée comme l’ennemi.

“Naturellement, les Etats-Unis ne respectent personne dans le monde, même pas chez eux, commente Mohammad Reza Toosi, un habitant de Téhéran. Quand Ali Khamenei dit qu’il a 100 documents prouvant qu’ils sont derrière des attentats contre les musulmans, je pense qu’il tente de ménager les Américains. Il doit y en avoir bien plus, et les Etats-Unis ne peuvent pas le nier.”

Un climat délétère entretenu ce jeudi par un exercice civil de défense antiaérienne en Israël. La veille, Tsahal avait procédé à des tests de missiles longue portée. La presse Israëlienne spécule sur l’intention du gouvernement Netanyahu d’attaquer l’Iran. Pour le professeur Gerald Steinberg, qui enseigne les sciences politiques à l’université Bar Ilan, c’est aller trop loin.

“L’Agence internationale de l‘énergie atomique va publier un rapport qui va mettre en lumière les progrès que l’Iran est parvenu à réaliser en dépit des obstacles et autres sanctions qui l’ont ralenti. Mais je ne pense pas que cela justifie le brouhaha médiatique auquel nous assistons,” affirme-t-il.

De son côté, le gouvernement britannique a confirmé être prêt à apporter son aide militaire aux Américains pour mettre un terme à la course iranienne au nucléaire. Tout dépendra des conclusions du rapport de l’AIEA. Il sera publié la semaine prochaine.

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