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I talk

Présenté par Alex Taylor

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Que se passe-t-il si nous tombons malade en Europe? Avons nous le droit de nous faire soigner dans un pays voisin si nous pensons les médecins plus compétents ou si les soins sont moins chers? Et qu’en est-il de l’alimentation?

Des Européens mangent-ils des aliments génétiquement modifiés tandis que d’autres ne peuvent pas?

Que fait l’Union européenne pour nous consommateurs dans notre vie de tous les jours?

Pour répondre à ces questions, au parlement européen, à Bruxelles, I Talk a invité John Dalli, le commissaire européen en charge de la santé et de la politique des consommateurs.

Monsieur Dalli, merci d‘être avec nous. Question rapide, réponse rapide, si vous êtes assis confortablement, nous commençons, voici la première question:

“Bonjour, je m’appelle Mathieu et je suis Belge. Pourquoi les prix ne sont-ils pas les mêmes en Europe.”

Alex Taylor, présentateur:

“Une question très simple, moi par exemple, je vis à Paris et à Berlin. Un rince-bouche coûte 4 euros à Berlin et 7 euros à Paris pour exactement le même produit, la même marque. Pourquoi une telle différence de prix ?”

John Dalli:

“En fait, pour beaucoup de produits, l’Europe a un marché unique. Mais nous n’avons pas d’harmonisation de prix. Il y a différentes données à prendre en compte, le transport, le coût des campagnes de publicité, de la distribution et d’autres aspects qui affectent le coût et donc le prix dans les différents pays.”

Alex Taylor:

“Mais cela va-t-il changer? Allons-nous vers une harmonisation des prix? “

John Dalli:

“Je crois que l’harmonisation des prix doit se faire à travers la concurrence et fondamentalement, c’est ce qu’apporte le marché unique. Il créé de la concurrence.”

Alex Taylor:

“Serez-vous un jour capable de l’imposer dans les différents Etats membres? “

John Dalli:

“Je ne crois pas que nous imposerons une harmonisation des prix partout en Europe. Mais, nous allons, et mes collègues travaillent dur en ce sens, nous allons renforcer le marché unique pour encourager la concurrence. “

Alex Taylor:

“Très bien, alors, écoutons une autre question”:

“Mon nom est Tristan et je veux savoir comment être sûr que la viande que nous achetons est correctement étiquetée.”

Alex Taylor:

“La traçabilité est une question très délicate. Bien sûr, il est question de santé publique. Il y a tellement d‘éléments qui entrent dans la composition de certains produits que nous achetons en supermarché. Comment pouvons-nous savoir d’où ils viennent?

John Dalli:

“En fait, nous avons passé une directive au parlement sur la traçabilité, en accord avec le Conseil, sur l‘étiquetage des aliments et en partie sur l’origine des aliments.”

Alex Taylor:

“Donc vous pouvez l’imposer aux Etats membres? “

John Dalli:

“Nous sommes en train de l’imposer aux Etats membres et d’autres problèmes serons…”

Alex Taylor:

“Que pouvez-vous imposer ou non?

John Dalli:

“Nous allons renforcer la traçabilité du boeuf par exemple, imposer la mention de l’origine sur les volailles et le porc et ensuite nous aurons aussi de l‘étiquetage volontaire sur d’autres produits.”

Alex Taylor:

“Ok, une autre question”:

“Mon nom est Magda, je suis de Varsovie, en Pologne, et je voudrais savoir ce que vous pouvez faire pour rendre plus abordable le Bio?”

Alex Taylor:

“La nourriture bio coûte plus cher, ce n’est pas normal, pas naturel. Comment en faire baisser le prix? “

John Dalli:

“Le Bio coûte plus cher à cause des méthodes de production qui nécessitent beaucoup de travail, et ce dans tous les pays. Et c’est l’un des problèmes avec le Bio. Nous souhaitons que les gens mangent sainement et le Bio est l’un des moyens d’améliorer la qualité de la nourriture.”

Alex Taylor:

“Sommes-nous en sûrs de cela? On a eu quelques frayeurs sanitaires récemment en Allemagne à cause du Bio. “

John Dalli:

“La crise sanitaire en Allemagne n‘était pas due à la production Bio. Elle était due à des graines contaminées importées d’Egypte. Cette crise a été très bien gérée en raison de la traçabilité qui existe en Europe.”

Alex Taylor:

“En ces temps de récession, ce n’est pas facile d’acheter Bio. personne ne veut payer plus pour sa nourriture, les budgets sont trop serrés.”

John Dalli:

“C’est vrai mais nous devons faire face à la réalité, les coûts sont les coûts et produire du Bio est plus cher.”

Alex Tayor:

“Alors une autre question pour le commissaire Dalli”:

“Bonjour, mon nom est Robin et je suis Allemand. Mangeriez-vous de la nourriture génétiquement modifiée?”

Alex Taylor:

“Et bien, c’est une question très directe. Alors mangez-vous des OGM?”

John Dalli:

“Et bien je peux répondre à cela très simplement. Si c’est garanti sans danger par nos scientifiques, la réponse est oui.”

Alex Taylor:

“Mais cela ne vous inquiète-t-il pas que nous ayons une politique différente des Etats-Unis sur la question des OGM? A savoir s’ils sont sains ou non, nous ne sommes jamais d’accord avec eux.”

John Dalli:

“Nous n’avons pas de politique différente, nous avons un processus d’autorisation de mise sur le marché différent. Nous décidons nous- mêmes d’autoriser les OGM, nous voyons s’ils sont sans danger ou non. Nous ne croyons pas les Etats-Unis sur parole. Nous avons notre propre système qui est solide, rigoureux et rapide. Et nous décidons sur avis scientifique. Si quelque chose est autorisé dans l’Union européenne, c’est qu’il est passé par des contrôles très très stricts et qu’il est garanti sans danger et que donc, oui il l’est.”

Alex Taylor:

“Donc pensez-vous que nous mangerons de plus en plus d’aliments génétiquement modifiés à l’avenir?”

John Dalli:

“Je crois que les aliments génétiquement modifiés sont une réalité qui sera de plus en plus présente à l’avenir. Aussi parce que la science progresse et que les risques liés aux OGM diminuent.”

Alex Taylor:

“Donc vous en mangez?”

John Dalli:

“Oui, bien sûr!”

Alex Taylor:

“Très bien, une autre question de consommateurs maintenant dans I-talk”:

“Mon nom est Joanna et je suis de Pologne. je voudrais savoir comment réduire les matières grasses dans les repas scolaires? “

Alex Taylor:

“Autrement dit pouvez-vous faire quelque chose en terme de politique d’harmonisation pour faire en sorte que nos enfants mangent plus sainement?”

John Dalli

“Il n’est pas question d’harmonisation ici. Il est question d’incitation, de programme de soutien. Et nous avons des programmes d’aide sur l’alimentation par le biais de l’Europe et de la commission. Par exemple, nous fournissons des fruits aux écoles pour habituer nos enfants à manger plus sainement.”

Alex Taylor:

“Mais veulent-ils vraiment manger de la nourriture saine. Je veux dire, présenter des chips et des brocolis à des enfants, ils mangeront les chips!”

John Dalli:

“Et bien comme je vous l’ai dit, quand ils en auront l’habitude alors oui ils mangeront des brocolis. Mes petits-enfants me réclament des aliments sains quand ils viennent à la maison parce qu’ils y sont habitués.”

Alex Taylor:

“Très bien, alors une autre question pour le commissaire Dalli”:

“Bonjour, mon nom est Yasmine et je suis de Bruxelles. J’aimerais savoir s’il est possible d’avoir un sytème de santé commun dans toute l’Europe?”

Alex Taylor:

“C’est la question que j’ai posée au début de cette émission. Peut-on sauter les frontières si je trouve le système meilleur dans un autre pays?”

John Dalli:

“En fait, nous venons juste d’adopter une nouvelle directive sur les soins de santé transfrontaliers et le droit des patients d’aller se faire soigner dans un autre pays que le leur. C’est encore limité car dans beaucoup de cas, les gens doivent demander une pré-autorisation à leur gouvernement.”

Alex Taylor:

“ça a l’air compliqué!”

John Dalli:

“Ce n’est pas compliqué et nous avons en fait beaucoup limité ce processus de pré-autorisation. Ce que nous avons fait également, c’est garantir le remboursement au patient lorsqu’il ou elle rentre à la maison.”

Alex Taylor:

“Donc à l’avenir, vous voyez les gens faire leur marché pour de meilleurs soins de santé?”

John Dalli:

“Et bien je peux l’envisager oui mais ce n’est pas l’objectif de cette directive. L’objectif est de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils offrent les meilleurs soins à tous leurs patients dans leur propre pays.”

Alex Taylor:

“Je vois, et maintenant la dernière question d’I-Talk pour le commissaire Dalli”:

“Mon nom est Susan et je suis d’Irlande du Nord, j’ai une question pour vous. Il existent d‘énormes inégalités en terme d’accès aux soins pour les femmes qui viennent de pays du Tiers monde dans l’Union européenne. J’aimerais savoir comment vous allez contrecarrer ce déséquilibre et faire en sorte que toutes les femmes aient accès aux soins?”

Alex Taylor:

“La santé des femmes, une vaste question évidemment. Pouvez-vous faire quelque chose au niveau européen?”

John Dalli:

“Je crois que l’inégalité est un grand problème en Europe mais nous nous y attaquons à travers des investisssements, des fonds structurels que nous avons ouverts dans le secteur de la santé. Donc, nous pouvons encourager les Etats membres à investir bien plus pour un système de santé plus équitable. En ce qui concerne les femmes, nous discutons de cette question particulière et nous essayons de mettre en avant certaines initiatives et mesures qui vont dans le sens d’une plus grande égalité dans ce secteur. “

Alex Taylor:

“Merci beaucoup commissaire Dalli. Ce I-Talk, qui s’est tenu dans notre studio virtuel du parlement européen, est terminé.

Pour savoir qui seront nos prochains invités et poser vos questions, vous pouvez nous écrire ou envoyez vos vidéos sur tagURLhttp://www.euronews.net/i-talk.”

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