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Les candidats américains passés au détecteur de mensonge

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Les candidats américains passés au détecteur de mensonge

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La guerre des faits est déclarée aux Etats-Unis. Depuis hier, deux médias américains se sont associés pour vérifier les dires des candidats aux primaires puis à l’élection présidentielle de 2012. Le réseau public de radios NPR a rejoint le site Politifact, développé par le quotidien St. Petersburg Times et sur le créneau depuis 2007.

En campagne, les candidats utilisent tous les supports possibles pour diffuser des spots publicitaires : télévision, radio, téléphone, vidéo web, réseaux sociaux. La rhétorique propre à ces messages pousse les hommes politiques à l’exagération, l’emphase, voire la manipulation des faits et des chiffres : il faut frapper les esprits, discréditer les adversaires, et ce dans un minium de temps.

Dorénavant, les résultat de l’analyse de ces faits, distordus ou non, sont publiés sur Politifact, diffusés sur NPR et archivés sur une page dédiée appelée la Message Machine. Info ou intox ? Le “vérit-o-mètre”, l’équivalent d’un vuemètre audio où une petite aiguille oscille entre le faux et le vrai, permet aux internautes de le savoir d’un coup d’œil.
Ainsi, le candidat républicain Jon Huntsman a dit vrai lorsqu’il a accusé son opposant aux primaires Mitt Rommney d’avoir fait volte-face sur la questions de l’avortement. Par contre, son évaluation du coût social du plan de sécurité sociale de Barack Obama est pointée comme archi-fausse par un “vérit-o-mètre” en feu !

> Pour aller plus loin : Le fact-checking peine à s’imposer en France par Owni