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Un après G20 difficile pour l'Italie

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Un après G20 difficile pour l'Italie

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Au lendemain du sommet du G20, la conclusion d’Angela Merkel est sans appel: il faudra une décennie à l’Europe pour assainir ses finances.

La crise de la dette de la zone euro a éclipsé les avancées non spectaculaires mais concrètes du G20 en matière de finances.

Mais on retiendra surtout que l’Italie, troisième économie de la zone euro, a été placée sous surveillance trimestrielle du Fonds monétaire international, et que Silvio Berlusconi a refusé une proposition d’aide financière de Christine Lagarde.

Ce G20 a aussi mis en lumière le fait que Berlusconi souffre d’un manque de crédibilité et que cela se paie sur les marchés.

Le chef du conseil italien est contesté à l’intérieur de son pays:

Il y a deux jours, il a dû repousser les appels à sa démission. Les défections sont de plus en plus nombreuses au sein de sa coalition.

Et le président italien Giorgio Napolitano a déjà entamé des consultations avec les différents partis politiques en vue d‘élections anticipées:

“Un rapprochement nécessaire entre des partis que tout oppose pour permettre à l’Italie de retrouver le rôle et le prestige qu’elle mérite.”

Un nouveau vote de confiance aura lieu mardi au parlement italien, après l‘échec du vote de l’exercice du budget 2010 il y a trois semaines.

Et tout porte à croire que les jours de ce gouvernement sont comptés. En Italie, on évoque un mouvement de révolte inexorable contre Berlusconi…