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Qui sera le nouveau Premier ministre grec ?

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Qui sera le nouveau Premier ministre grec ?

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Lucas Papademos est le favori pour diriger ce cabinet de crise appelé à assurer l’intérim jusqu’au 19 février 2012, date des prochaines élections anticipées.
 
Cet ancien vice-président de la Banque Centrale Européenne était le bras de Jean-Claude Trichet, l’ex président de la BCE. C’est aussi un conseiller de George Papandréou.
 
Outre cette piste très économique, il y aussi une voie plus politique. Celle d’Evangélos Vénizélos, ce poids lourd de la politique grecque qui dirige le ministère des finances d’une main de fer depuis quelques mois.
 
Papademos ou Vénizélos, quelque soit l’homme choisi sa mission sera double : mettre en oeuvre et ratifier le plan de sauvetage européen pour la Grèce et conduire le bâteau grec dans des eaux tourmentées jusqu’au scrutin anticipé du 19/2.
 
A l’origine de ce nouveau calendrier accéléré, la pression européenne qui a conduit le Pasok et la Nouvelle-Démocratie, l’opposition de droite a finalement s’entendre pour former un gouvernement d’unité nationale. Un geste historique assorti de la démission effective de George Papandréou dès la constitution de la nouvelle équipe.
 
Le temps est compté. Plus vite Athènes aura sa nouvelle équipe, plus vite elle recevra une nouvelle tranche d’aide et si possible avant la mi-décembre faute de quoi l’Etat grec sera de facto en faillite.
 
Papandréou, un homme condamné par avance
 
 
Au moment de son élection il y a deux ans, George Papandréou ne se doutait sûrement pas qu’il serait lui-même la première victime politique de cette crise qu’il avait promis de vaincre.
 
Fils d’Andréas Papandréou, grande figure du socialisme grec pendant plusieurs décenies et fondateur du PASOK, George est arrivé en politique avec un très lourd héritage à porter.
 
Mais fort d’une image de sérieux et de rigueur, il a été épargné par les affaires de corruption qui ont touché la plupart des acteurs politiques grecs dans les années 90 et 2000.
 
Après la victoire du Pasok aux élections législatives – avec 44% des voix, 160 élus sur 300 -,
George Papandréou remplace Kostas Karamanlis au poste de Premier ministre. Et là, ses ennuis commencent et ne feront qu’empirer.
 
Le gouvernement annonce alors que le déficit budgétaire représente près de 13% du PIB. Un premier prêt international, FMI plus Union Européenne, est consenti, et Papandréou inflige aux Grecs une cure d’austérité sans précédent, dure, voire cruelle, mais rationnelle et indispensable au sauvetage du pays.
 
En vain… Les Grecs se mettent en grève, 
manifestent, hurlent leur colère.
 
Beaucoup ont vu dans son idée étrange de référendum un moyen de quitter la scène la tête haute, comme un démocrate, en admettant au final que c’est l’avis du peuple qui compte.