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Crise de la dette : les vraies décisions se font attendre

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Crise de la dette : les vraies décisions se font attendre

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Alors que l’Italie menace d‘être à son tour entrainée dans la spirale de la crise de la dette, les ministres européens des Finances sont réunis à Bruxelles. Plombée par une dette qui représente 120% du PIB, l’Italie doit emprunter à des taux records. Mais pour ses partenaires, difficile d’envisager un sauvetage :

“ L’Italie sait bien, que vu la taille du pays, elle ne peut pas espérer une aide extérieure. C’est la raison pour laquelle des efforts énormes sont faits par le pays en ce moment “ , a annoncé la ministre autrichienne Maria Fekter.

Parmi les propositions sur la table aujourd’hui, la fameuse taxe sur les transactions financières chère à la France et l’Allemagne. Mais le Royaume-Uni et la Suède y sont farouchement opposés :

“ Il y a un problème de crédibilité, l’Europe est à cours de crébibilité et une des solutions qui vont être discutées ici, la taxe sur les transactions financières, est perdue d’avance. Elle aurait plutôt pour effet de réduire la croissance européenne et d’augmenter le coût des emprunts pour les pays endettés “ , martèle le ministre suédois Anders Borg.

Sans le ministre grec, resté à Athènes, et l’Italien, rentré à Rome pour un vote auquel est suspendu le gouvernement Berlusconi, aucun véritable résultat n’est escompté. Notre correspondante, Raquel Alvarez, de conclure :

“ Avec une prime de risques italienne qui frôle les niveaux ayant rendus nécessaire des plans d’aide en Irlande, en Grèce et au Portugal, nul doute que les discussions sur la survie économique de l’Union européenne seront conditionnées par ce qui se passera au parlement italien dans les prochaines heures. “