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E.T. téléphone Maison Blanche : tuuuut... tuuuut... tuuuut...

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E.T. téléphone Maison Blanche : tuuuut... tuuuut... tuuuut...

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Non, les Etats-Unis ne parlent ni avec l’extraterrestre de Roswell ni avec aucun autre. La Maison Blanche a très officiellement nié avoir eu des contacts avec des extraterrestres ou avoir connaissance de la présence d’extraterrestre sur terre. Cette déclaration, pour le moins étonnante, est en fait une réponse à deux pétitions demandant à l’Etat de réagir sur le sujet. Selon les auteurs de ces pétitions, de nombreux témoignages de militaires ou d’agents publics seraient volontairement étouffés par les autorités.

Phil Larson, conseiller en Science et Technologies à la Maison-Blanche et auteur de la réponse, précise qu’aucune information sérieuse ne permet de croire que des informations seraient cachées au public. Il reconnaît toutefois que, statistiquement, il est fort probable que la vie extraterrestre existe sous une forme ou une autre quelque part « parmi les milliards et les milliards d‘étoiles dans l’univers ». Mais les chances d’entrer en contact avec une de ces formes de vie, « en particulier des formes de vie intelligentes », est très faible en raison des distances incroyables qui sont en jeu.

Il explique donc que les Etats-Unis n’ont pas abandonné la recherche d’autres formes de vie. Il présente trois des programmes spatiaux américains consacrés à la recherche de la vie extraterrestre dont le SETI, désormais financé par des fonds privés, qu’il décrit comme « une oreille géante agissant pour le compte de l’humanité » qui sonde l’univers à la recherche de messages envoyés à travers l’infini.

Un peu plus de 17 000 personnes avaient signé l’une ou l’autre des deux pétitions réclamant la levée du secret sur la question des extraterrestres. Ces pétitions avaient été créées dans la section We the people du site de la Maison Blanche. Cet outil permet aux citoyens américains de demander des comptes, des explications ou des actions au gouvernement par le biais de pétitions publiques. Toute pétition atteignant le nombre suffisant de signatures dans un temps donné obtient une réponse de l’administration Obama. Ces pétitions, garanties par le Premier Amendement de la Constitution américaine, sont une longue tradition politique aux Etats-Unis, rendue encore plus simple par les nouvelles technologies.