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Les marchés s'affolent et Rome s'agite

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Les marchés s'affolent et Rome s'agite

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L’Italie tente de rassurer les marchés paniqués par son incertitude politique. Silvio Berlusconi devrait démissionner à la fin de la semaine, après adoption du plan de stabilité. Mais qui lui succèdera ?

Membre de l’opposition et ancien adversaire du Cavaliere lors des dernières législatives, Walter Veltroni a son idée. “Il est primordial que le Parlement vote le plan de stabilité. Le gouvernement doit voter le texte vite, et nous n’y ferons pas obstacle. Berlusconi démissionnera, et tout de suite après nous devrons parvenir à un gouvernement capable de garantir la stabilité et la sécurité du pays. Des conditions aujourd’hui compromises.”

Le président de la République, Giorgio Napolitano, a deux possibilités : convoquer des élections anticipées, ou opter pour la création d’un nouveau cabinet. Les marchés semblent favorables à un gouvernement d’union nationale dirigé par une personnalité neutre, à l’image de Mario Monti. L’ancien commissaire européen à la Concurrence vient d’ailleurs d‘être nommé sénateur à vie. Mais que pensent les Italiens de la situation de leur pays, qui a une dette de 1900 milliards d’euros à un taux actuellement record de près de 7% ?

Gracy Pitino est guide touristique. Selon elle, “il faut faire quelque chose maintenant, pour éviter que les générations futures n’aient plus d’avenir possible, ce qui est le risque actuellement.”

Quant aux experts, ils craignent que les partis italiens perdent – à l’image de la Grèce – un temps précieux en tergiversations pour la création d’un nouveau gouvernement.