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L'Europe va sanctionner plus durement la Syrie

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L'Europe va sanctionner plus durement la Syrie

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C’est quasiment chose faite. D’ici la fin de la journée, l’Union européenne aura durci ses sanctions contre la Syrie. 18 nouvelles personnes, pour la plupart des militaires, seront mises sur liste noire, et les prêts européens au pays gelés, mais tout rapprochement avec la Libye est prudemment écarté :

“ Je ne pense pas que ce soit la même situation. Non, il y a une grande différence entre les deux pays. Et pour moi, il est évident que nous devons travailler étroitement avec Nabil Al-Arabi, que la Ligue arabe a adopté une position ferme et qu’elle fait savoir à la Syrie à travers des contacts réguliers ce qui doit être fait. Il faut surveiller de près la situation “ , a assuré la Haute représentante Catherine Ashton avant la réunion des ministres européens des Affaires étrangères.

La France appelle de son côté le Conseil de sécurité des Nations Unies à ne pas rester inerte devant le massacre de milliers de civils syriens.

“ Je me réjouis que la Ligue arabe ait pris une position de grande clarté, de grande fermeté. Elle a tenté une médiation que nous avions d’ailleurs soutenue et encouragée. Cette médiation a échoué devant l’entêtement sanguinaire du régime de Damas, et aujourd’hui, le moment est venu de voir comment nous pouvons protéger davatange les populations, “ a déclaré Alain Juppé.

“ J’espère que ceux qui, au Conseil de sécurité, doutaient d’une position claire et d’une politique commune envers le régime Al-Assad changeront d’avis avec la décision de la Ligue arabe “ , a ainsi précisé le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle.

L’Europe a déjà adopté sept séries de sanctions contre Damas. Parmi ces sanctions, l’interdiction de visa et le gel des avoirs de 56 proches du régime. Elle a aussi décrété un embargo sur les armes et les livraisons de pétrole. 19 organisations et entreprises soupçonnées de soutenir le pouvoir seraient aussi dans le viseur européen à présent.

“ Il n’y a pas longtemps, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton avait déclaré que le président Al-Assad n’avait plus d’autre choix que de démissionner. Aujourd’hui, estime notre correspondant, le Conseil discute de nouvelles sanctions potentiellement harassantes pour les Syriens. “