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Bélarus : les sanctions européennes en question

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Bélarus : les sanctions européennes en question

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Régulièrement pointé du doigt pour les manquements aux droits de l’Homme, le régime du président Loukachenko au Bélarus reste sous pression européenne. Les Vingt-sept ont récemment alourdi leurs sanctions. Mais ce directeur d’un think tank bélarusse conteste leur utilité :

“En observant les récents développements politiques, je ne vois aucune évolution démocratique, si ce n’est la libération de certains prisonniers politiques. Et concernant l’impact économique de ces sanctions, elles ne sont pas visibles dans un pays en pleine crise économique”, commente Aliaksandr Chubrik.

Des proches du régime sont interdits de séjour dans l’Union et leurs avoirs gelés. Trois sociétés sont aussi concernées. Et un embargo sur les armes est en place. Mais le leader de l’opposition Alexandre Milinkevitch a lui-même des réserves sur les sanctions économiques :

“La télévision officielle dit : l’Union européenne, sont-ils nos amis ? Nous avons des difficultés, c’est une crise mondiale, et ils nous rendent la vie encore plus difficile. Ces sanctions ne marchent pas. Ont-elles marché pour Cuba ou la Corée ?”

Le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton se veut, lui, confiant, et évoque les réactions au Bélarus :

“Le fait qu’un homme dont les sociétés aux avoirs gelés nous défie aujourd’hui en nous poursuivant en justice signifie pour nous qu’il est préoccupé par les sanctions. Et d’après ce que nous disent les ONG sur le terrain, ce régime de sanctions est bien accueilli et il est efficace” , assure Michael Mann.

Au pays du dernier dictateur d’Europe, réélu lors d’un scrutin très contesté fin 2010, la répression demeure. L’ancien candidat à la présidentielle Andreï Sannikov, qui purgeait une peine de prison, a récemment disparu lors d’un transfert.