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Olympus est-il lié à la mafia japonaise ?

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Olympus est-il lié à la mafia japonaise ?

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Nouveau coup dur pour Olympus, le fabricant japonais d’appareils photo et d’appareils médicaux.
Secoué depuis plusieurs semaines par un scandale de fraudes comptable, l’entreprise est aujourd’hui mise en cause pour des liens présumés avec la mafia par le quotidien américain The New York Times. Le journal déclare avoir eu accès à un mémo préparé par des enquêteurs et circulant au sein de la Securities & Exchange Surveillance Commission (l’autorité des marchés financiers japonaise), de la Metropolitan Police de Tokyo ainsi que du bureau du procureur de Tokyo. Le document indique aussi que la fraude ne serait pas de 1,3 milliard de dollars mais de 4,9 milliards.

Selon le mémo, les groupes mafieux, dont Yamaguchi Gumi, le plus important du pays, auraient eu vent des maquillages comptables et auraient soit fait chanter Olympus, afin de ne pas révéler l’affaire, soit offert leurs services pour aider l’entreprise à cacher ses pertes.

Si ces liens se révélaient exacts, les titres d’Olympus pourraient être retirés de la bourse. Il serait alors très difficile pour l’entreprise de trouver des financements auprès des banques. Le cours de son action a déjà chuté de 70% depuis le début des révélations.

L’affaire avait débuté le 17 octobre dernier par le licenciement du directeur général d’Olympus, Michael Woodford. Quelques jours après sa mise à pied, ce dernier avait déclaré avoir été écarté pour avoir posé des questions en interne à propos de paiements irréguliers. Les actionnaires ont donc demandé des explications et une enquête a été lancée en interne, qui n’a pas suffi pour rassurer. Le 26 octobre, c’est au tour du PDG, Tsuyoshi Kikukawa de démissionner et le vice-président Hisashi Mori, est licencié le 7 novembre après avoir reconnu les fraudes. Olympus a depuis publié plusieurs communiqués de presse pour annoncer qu’ils reconnaissaient la fraude et que les responsables seraient poursuivis.

En plus des autorités japonaises, le FBI, l’autorité des marchés financiers américaine (Securities Exchange Commission) et le service des fraudes lourdes ou internationales britannique (Serious Fraud Office) enquêtent sur l’affaire et ont déjà interrogé M. Woodford.