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Raz-de-marée bleu en Espagne: le jour d'après

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Raz-de-marée bleu en Espagne: le jour d'après

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Passée l’euphorie de la victoire, la réalité des faits revient au galop.

L’Espagne est au bord de la récession, et Mariano Rajoy devrait annoncer des mesures d’austérité supplémentaires pour réduire le déficit budgétaire, dès la prise de fonction de son gouvernement.

Le Parti Populaire (centre-droit) peut se targuer d’une victoire historique, d’un raz-de-marée bleu au congrès, mais il aura bien besoin du soutien de ses députés pour faire passer des baisses de dépenses, une réforme profonde du marché du travail et faire avancer la restructuration du secteur bancaire.

Sa marge de manœuvre est conditionnée à la crise de la dette.

Dans ce contexte, cela laisse peu de place aux atermoiements des socialistes.

“Il y a des moments dans la vie politique, dans la vie d’un pays, en démocratie, où un parti, où un gouvernement essaie de mettre en avant l’intérêt général avant les intérêts d’un parti. Et ceci me permet de dire avec conviction que nous surmonterons les graves difficultés que traverse notre pays” a déclaré cet après-midi l’ancien Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.

Le parti socialiste ouvrier espagnol entend être un parti d’opposition constructif. Mais après cette déroute électorale, il va aussi se lancer dans une profonde rénovation. Zapatero restera aux commandes pour organiser un congrès ordinaire début février.